Des centaines de personnes sont portées disparues ou ont trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée au cours des dix derniers jours, après plusieurs naufrages survenus dans de mauvaises conditions météorologiques, a indiqué lundi l’Organisation internationale pour les migrations.
Selon l’agence onusienne, une série de tempêtes déclenchées par le cyclone Harry a frappé la Méditerranée centrale, compliquant considérablement les opérations de recherche et de sauvetage. Plusieurs embarcations transportant des migrants auraient disparu sans laisser de traces, laissant craindre un bilan humain bien plus lourd.
Trois personnes, dont des jumelles âgées d’environ un an, ont été retrouvées mortes à Lampedusa, dans le sud de l’Italie, après le sauvetage d’une embarcation partie de Sfax, en Tunisie. Elles seraient décédées d’hypothermie, tout comme un autre homme retrouvé ultérieurement, selon le témoignage de survivants transmis par l’OIM.
Des rescapés ont également indiqué qu’un autre bateau, parti au même moment, n’était jamais arrivé à destination et que son sort restait inconnu. L’OIM examine par ailleurs le témoignage d’un migrant secouru près de Malte, évoquant un naufrage au cours duquel au moins 50 personnes seraient mortes ou portées disparues.
L’agence a également fait part de ses inquiétudes concernant un autre naufrage présumé au large de Tobrouk, en Libye, où 51 personnes pourraient avoir perdu la vie.
« Le trafic de migrants à bord d’embarcations surchargées et non navigables constitue un acte criminel », a déclaré l’OIM, dénonçant le fait que des départs aient été organisés malgré une tempête violente, exposant délibérément les passagers à un risque mortel.
La Méditerranée centrale demeure la route migratoire la plus meurtrière au monde. En 2025, au moins 1 340 personnes y ont déjà perdu la vie, selon les données de l’agence des Nations Unies.