Dix dents fossilisées mises au jour dans la région d’Afar, au nord-est de l’Éthiopie, appartiennent à une espèce inconnue jusqu’ici d’australopithèque, ont annoncé mercredi des chercheurs. Datés de 2,65 millions d’années, ces restes témoignent d’une période charnière de l’évolution humaine.
Selon l’équipe internationale, cette nouvelle espèce d’Australopithecus vivait à la même époque qu’une forme précoce du genre Homo, ce qui signifie que plusieurs branches proches de notre lignée coexistaient dans la même région d’Afrique de l’Est.
La découverte a été faite dans la zone paléoanthropologique de Ledi-Geraru, célèbre pour ses fossiles d’hominidés. Les dents, dont la morphologie diffère nettement de celle d’autres australopithèques connus, suggèrent des adaptations alimentaires particulières et un environnement écologiquement diversifié.
Pour les scientifiques, ces fossiles renforcent l’idée que l’évolution humaine n’a pas suivi un chemin linéaire, mais s’est déroulée comme un buisson complexe où plusieurs espèces cousines vivaient côte à côte avant que certaines ne disparaissent.
Les chercheurs prévoient de poursuivre les fouilles dans cette région de l’Afar, considérée comme l’un des berceaux de l’humanité, dans l’espoir de retrouver des ossements plus complets de cette espèce et de mieux comprendre son rôle dans notre histoire évolutive.