Près d’un an après sa terrible chute sur la scène de Miss Universe 2025 en Thaïlande, Gabrielle Henry attaque désormais l’organisation en justice. Miss Universe Jamaica 2025 poursuit la Miss Universe Organization ainsi que JKN Legacy Inc. et Legacy Holding Group USA devant la Superior Court du Delaware. Elle leur reproche notamment les conditions de sécurité ayant entouré l’accident du 19 novembre 2025, qui lui a provoqué de graves lésions cérébrales.
Cette procédure fait surtout ressurgir la communication de Raúl Rocha après l’accident. Alors que Gabrielle Henry avait été admise en soins intensifs et que sa propre organisation reconnaissait quelques jours plus tard une hémorragie intracrânienne et de graves blessures, le président de Miss Universe avait choisi de dissimuler au public les détails précis de son état tout en affirmant qu’elle était « en bonne santé et proche de sortir de l’hôpital ». La chute spectaculaire de Gabrielle Henry avait été filmée pendant les préliminaires de Miss Universe 2025.
Raúl Rocha a voulu cacher la réalité des blessures
Le communiqué diffusé le 24 novembre 2025 avait clairement pour but de cacher la vérité, La Miss Universe Organization indiquait maintenir une « stricte discrétion concernant les détails spécifiques de son état médical », officiellement par respect pour Gabrielle Henry et sa famille. La vérité, c’est que Raúl Rocha était embarrassé et ne voulait pas révéler l’état réel de la candidate. Il a donc clairement menti. Ce n’est pas Gabrielle Henry qu’il tentait de protéger, mais la réputation de son concours.
Pire, dans le même texte, il expliquait que tout allait bien : « Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer que le dernier rapport médical confirme que le Dr Gabrielle Henry est en bonne santé et proche de sortir de l’hôpital. » Raúl Rocha ajoutait avoir lui-même été présent aux urgences avec la famille, avoir coordonné la prise en charge et avoir demandé l’intervention de plusieurs spécialistes afin d’obtenir « l’évaluation, le suivi et la supervision médicale les plus précis ». Un gag !
Pendant ce temps, Gabrielle Henry était passée par les soins intensifs
La communication publique particulièrement rassurante contrastait déjà avec la réalité. Dès le 21 novembre, soit trois jours avant la déclaration de Raúl Rocha, l’organisation jamaïcaine indiquait que Gabrielle Henry était toujours hospitalisée en soins intensifs et que son état n’évoluait pas aussi favorablement qu’espéré.
Malgré cela, le 24 novembre, le président de Miss Universe choisissait encore de la présenter comme « en bonne santé » et proche d’une sortie de l’hôpital. Quelques jours plus tard, la réalité médicale rendue publique allait apparaître autrement plus grave.
Hémorragie intracrânienne, perte de connaissance et fracture
Un communiqué publié conjointement par la famille de Gabrielle Henry et la Miss Universe Organization a ensuite révélé qu’elle avait subi une hémorragie intracrânienne accompagnée d’une perte de connaissance, une fracture et plusieurs lacérations au visage.
Elle avait dû être prise en charge en soins intensifs et placée sous surveillance neurologique. La gravité des blessures de Miss Jamaïque avait alors été révélée publiquement.
La plainte déposée en septembre 2026 va encore plus loin dans le détail médical. Gabrielle Henry affirme avoir subi une hémorragie sous-arachnoïdienne aiguë, une contusion hémorragique du lobe frontal et une hémorragie sous-durale. Ces diagnostics sont difficilement conciliables avec l’image extrêmement rassurante présentée au public quelques jours après la chute.
Une communication qui avait masqué la gravité réelle de son état
Les faits sont désormais accablants pour Raúl Rocha. Gabrielle Henry chute le 19 novembre. Elle est hospitalisée et passe par les soins intensifs. Le 21 novembre, son entourage indique déjà qu’elle ne va pas aussi bien qu’espéré. Trois jours plus tard, Rocha explique que l’organisation garde volontairement secrets les détails médicaux, tout en annonçant publiquement que la jeune femme est « en bonne santé » et proche de rentrer chez elle.
Les informations communiquées ensuite montrent pourtant un traumatisme crânien sérieux et plusieurs hémorragies cérébrales.
La communication de Raúl Rocha a donc bien dissimulé au public la gravité réelle des blessures de Gabrielle Henry, en retenant les informations médicales détaillées tout en diffusant un message nettement plus rassurant sur son état.
Une chute de 1,50 mètre dans une ouverture de la scène
La plainte apporte également de nouvelles précisions sur l’accident. Gabrielle Henry affirme qu’elle suivait la chorégraphie prévue lorsqu’elle est tombée d’environ cinq pieds, soit 1,50 mètre, à travers une ouverture de la scène qu’elle décrit comme non signalée et non protégée.
Elle affirme que du matériel d’éclairage et du béton se trouvaient sous cette ouverture. De puissants projecteurs dirigés vers elle auraient également réduit sa visibilité au moment de son passage. La procédure soutient que ces conditions ont directement contribué à sa chute.
Gabrielle Henry affirme que d’autres candidates avaient déjà alerté
La plainte avance également que d’autres candidates auraient signalé des problèmes concernant l’éclairage et la scène avant l’accident. Gabrielle Henry affirme qu’après sa chute, le dispositif aurait été modifié afin de mieux matérialiser certaines limites de la passerelle.
La justice devra déterminer si les organisateurs avaient connaissance d’un risque avant l’accident et si des mesures suffisantes avaient été prises pour protéger les candidates.
Sa carrière de médecin lourdement touchée
Gabrielle Henry est également médecin et suivait une formation en ophtalmologie. Elle affirme que les conséquences neurologiques et cognitives de sa chute l’ont empêchée de reprendre normalement son activité professionnelle et sa formation.
Sa procédure réclame notamment réparation pour les blessures physiques et psychologiques, les frais médicaux, les pertes de revenus et la diminution de sa capacité professionnelle.
Près d’un an plus tard, la procédure judiciaire révèle l’étendue des lésions cérébrales dont Gabrielle Henry affirme continuer à subir les conséquences. La justice devra désormais déterminer les responsabilités dans sa chute et les conditions de sécurité du concours. La communication particulièrement rassurante de Raúl Rocha dans les jours ayant suivi l’accident, alors que la gravité réelle de l’état de la candidate était tenue à l’écart du public, refait désormais surface au pire moment pour Miss Universe.
