Le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a souligné mardi que l’État supportait l’essentiel des efforts demandés dans le cadre du budget 2026. Alors que François Bayrou a dévoilé un plan d’économies de 43,8 milliards d’euros, Moscovici a noté que les principales coupes — suppression de 3 000 postes publics, gel des dépenses hors dette et armées, non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois, touchent en priorité l’administration centrale, davantage que les collectivités ou la Sécurité sociale. Il a rappelé que l’État avait déjà fortement contribué aux précédents ajustements budgétaires.
Des mesures jugées efficaces mais peu structurelles
Tout en saluant « l’ampleur de l’effort demandé » et la volonté de désendettement affichée par le Premier ministre, Pierre Moscovici a émis des réserves sur la nature des mesures, les jugeant « efficaces financièrement » mais non structurelles. L’ex-ministre socialiste a tenu à relativiser la situation, en affirmant que la France n’était ni « la Grèce », ni « le Canada des années 1990 », mais que la trajectoire actuelle restait « préoccupante ». Concernant l’impact social du plan, il a estimé qu’il était encore trop tôt pour en mesurer les effets, tout en reconnaissant que l’effort budgétaire pèsera à la fois sur les actifs et les retraités.