L’affaire qui tenait la Nouvelle-Zélande en haleine depuis 2021 a connu un dénouement dramatique lundi. Tom Phillips, ce père de famille qui vivait reclus avec ses trois enfants dans les forêts du Waikato, a été abattu par la police après une fusillade lors d’un braquage. L’un de ses enfants se trouvait à ses côtés et a été immédiatement pris en charge. Les deux autres, dont on craignait le sort, ont finalement été retrouvés sains et saufs quelques heures plus tard dans un campement isolé.
Selon la police, Phillips, armé d’un fusil d’assaut, a ouvert le feu sur les forces de l’ordre après avoir attaqué un magasin agricole. Un policier a été grièvement blessé à la tête et hospitalisé dans un état critique, mais ses jours ne seraient pas en danger. Les autorités ont confirmé que l’enfant présent au moment de l’attaque avait coopéré, ce qui a permis de localiser ses frère et sœur.
Une cavale hors norme
Phillips s’était déjà fait remarquer en septembre 2021 en disparaissant plusieurs semaines avec ses enfants, avant de réapparaître en expliquant avoir campé dans la forêt. Mais quelques mois plus tard, en décembre de la même année, il repartait sans laisser de traces, déclenchant une enquête tentaculaire. Pendant près de quatre ans, la police a multiplié les appels à témoins, offrant même une récompense de 80 000 dollars néo-zélandais. Plusieurs vidéos de surveillance l’avaient montré en train de commettre des vols à main armée, parfois accompagné de l’un de ses enfants.
Les enquêteurs soupçonnaient depuis longtemps que le fugitif bénéficiait de complicités locales. Certains habitants de la petite communauté rurale de Marokopa, où il vivait auparavant, affichaient même une certaine sympathie pour lui.
Un soulagement pour la mère
Lundi soir, la mère des enfants a fait part de son « immense soulagement » après ces retrouvailles tant attendues. « Ils nous ont manqué chaque jour pendant près de quatre ans. Nous allons les accueillir avec tout notre amour et les soins nécessaires », a-t-elle déclaré à la radio nationale.
Le drame met un terme à une fuite hors normes qui avait fasciné et divisé l’opinion publique néo-zélandaise, entre empathie pour les enfants coupés du monde et indignation face aux actes criminels d’un père qui les avait entraînés dans sa cavale.








