Contrôlé dans une Opel mardi 18 mai aux Mureaux (Yvelines), Ousoumane, 30 ans, ancien technicien d’Enedis, a été arrêté après que les policiers ont découvert sur lui une arme de poing Sig Sauer 9 mm, dont le numéro de série avait été effacé. Si le chargeur était vide, le port d’une telle arme en pleine rue a conduit à sa comparution devant le tribunal correctionnel de Versailles, deux jours plus tard. Le contrôle routier effectué boulevard Victor-Hugo s’était initialement limité à un simple rappel à l’ordre, le conducteur ayant omis d’allumer ses phares. Mais les effluves de cannabis dans l’habitacle et la découverte d’un joint encore allumé ont rapidement conduit les agents à approfondir leur inspection. C’est alors qu’ils ont remarqué le pistolet, glissé dans la ceinture du pantalon du passager.
Un passé judiciaire lourd et une version des faits fluctuante
Devant les juges, le prévenu a assuré avoir trouvé l’arme « dans une gaine » alors qu’il travaillait encore chez Enedis, et avoir songé à la revendre. Une version en contradiction avec ses premières déclarations en garde à vue, où il avait déclaré vouloir « faire du sale » depuis que son permis lui avait été retiré. Face au tribunal, il a tenté de minimiser les faits, parlant d’une « bêtise » et affirmant être « bien réinséré ». Mais son profil n’a pas convaincu la cour. Déjà condamné à sept reprises, notamment pour proxénétisme aggravé, et actuellement sans emploi, Ousoumane vit de prestations sociales. Le parquet a requis deux ans de prison. Le tribunal a finalement prononcé une peine d’un an ferme, avec maintien en détention.