La chaleur persistante pousse certains à ignorer les règles les plus élémentaires de sécurité. Sur les berges de la Seine, entre Boissise-le-Roi et Boissise-la-Bertrand, nombreux sont ceux à se jeter à l’eau à proximité immédiate du barrage des Vives-Eaux, malgré une interdiction formelle et les dangers bien connus du site. Malgré les panneaux de signalisation, les rappels à l’ordre des autorités et les campagnes de sensibilisation répétées, les baigneurs continuent d’affluer. Adolescents, familles ou promeneurs en quête de fraîcheur s’installent dans la zone, au mépris des risques. Une tendance qui inquiète, mais qui semble s’aggraver avec chaque vague de chaleur.
Un site à très haut risque
Sur place, les Voies navigables de France (VNF) multiplient les messages de prévention. Leur slogan de l’été – « Coule pas ton été » – résume bien leur inquiétude face à des comportements jugés irresponsables. Les dangers sont pourtant clairement identifiés : courants imprévisibles, risques d’aspiration par l’écluse, structures immergées invisibles, voire collisions avec des embarcations. Selon les chiffres communiqués, plus d’un accident mortel sur deux en milieu naturel survient dans des cours d’eau comme la Seine. Le barrage des Vives-Eaux n’échappe pas à cette statistique. Les autorités rappellent que la baignade y est strictement interdite, y compris en dehors des heures de surveillance.
Un interdit difficile à faire respecter
Sur le terrain, les agents fluviaux ne peuvent assurer une surveillance permanente. Les forces de l’ordre interviennent ponctuellement, mais la dissuasion reste limitée. En quelques minutes, une baignade peut virer au drame. La proximité d’un barrage, la puissance du courant et la méconnaissance des risques transforment un simple plongeon en véritable prise de risque. Les autorités appellent à la responsabilité individuelle. Plusieurs zones de baignade surveillées sont accessibles dans le département. Y plonger reste le seul moyen de se rafraîchir sans risquer sa vie. À Vives-Eaux, la baignade n’est pas seulement interdite. Elle est dangereuse. Et parfois, fatale.








