Elle pensait faire une bonne affaire sur Leboncoin. Mais au lieu d’un simple salon vintage, une habitante de Tours a hérité d’un stock de radium et déclenché une alerte radioactive. Ce qui avait tout l’air d’un achat banal s’est transformé en opération de décontamination.
Du mobilier… et des fioles radioactives
Tout commence début mai. La cliente récupère des meubles d’occasion et découvre rapidement des symboles inquiétants : logo nucléaire et mention « danger de mort » gravés à l’intérieur. Alertés, les pompiers spécialisés en risques radiologiques interviennent et identifient des fioles de sels radioactifs ainsi que des réveils luminescents d’après-guerre. Certains contiennent du radium, un matériau utilisé autrefois pour faire briller les aiguilles d’horloges… et aujourd’hui strictement surveillé.
Et le plan ORSEC est déclenché
Par précaution, la cellule mobile d’intervention radiologique déclenche le plan Orsec, réservé aux risques graves pour la population. L’explication ? Le père des vendeurs était horloger. Sans le savoir, ses enfants ont vidé un atelier piégé par les reliques d’une époque où la radioactivité brillait encore en plein jour. Résultat : l’acheteuse a dû être relogée. Son logement est sous contrôle de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, le temps de neutraliser l’héritage invisible. Une leçon à retenir : sur Leboncoin, il faut parfois regarder au-delà du vernis.








