Le 25 juillet dernier, dans le village de Mahachchhi Bankatwa, situé dans le district de West Champaran au Bihar (Inde), un enfant âgé d’environ deux ans a surpris tout le monde en tuant un cobra de ses propres dents. Le jeune garçon, Govinda Kumar, jouait près de sa maison sous la surveillance de sa grand-mère lorsque l’incident s’est produit.
Selon les témoignages, l’enfant aurait repéré un serpent d’environ un mètre de long, et l’aurait attaqué en lui lançant un petit morceau de brique. Le cobra se serait alors enroulé autour de son bras. C’est à ce moment que Govinda, dans un réflexe inattendu, a mordu le serpent à la tête à plusieurs reprises, jusqu’à ce que celui-ci meure sur place.
Perte de connaissance et évacuation médicale
Peu après l’incident, l’enfant a perdu connaissance, ce qui a immédiatement alerté ses proches. Il a été transporté d’urgence vers le centre de santé primaire le plus proche, avant d’être transféré à l’hôpital universitaire Government Medical College and Hospital de Bettiah pour observation et traitement.
Le personnel médical a constaté que l’enfant n’avait pas été mordu par le serpent. L’absence de marques de crocs suggère que le cobra n’a pas eu le temps ou la capacité de l’envenimer. En revanche, l’ingestion partielle de venin au moment où l’enfant a mordu le reptile a provoqué un gonflement du visage et de la bouche.
Un rétablissement rapide et sans complications
Grâce à une prise en charge rapide, le garçon a été placé sous surveillance médicale et traité avec des médicaments anti-inflammatoires et anti-allergiques. Aucun symptôme grave d’envenimation n’ayant été constaté, il n’a pas nécessité l’administration d’un sérum antivenimeux. Son état s’est stabilisé au bout de 48 heures, et il a pu quitter l’hôpital sans séquelles.
Une affaire rarissime
L’affaire a suscité l’étonnement du personnel soignant, peu habitué à ce type de cas. Si les attaques de serpents sont fréquentes dans les zones rurales du Bihar, il est extrêmement rare qu’un enfant parvienne à tuer un serpent venimeux de cette manière. Les médecins ont souligné qu’il s’agissait d’un cas très inhabituel d’exposition passive au venin, sans morsure directe.
La famille de l’enfant, soulagée, a salué le courage instinctif de Govinda. L’incident reste un fait divers aussi rare que spectaculaire, qui aurait pu se terminer de manière bien plus tragique.
