Gap : un professeur soupçonné de violences sexuelles placé en garde à vue @flickr
Gap : un professeur soupçonné de violences sexuelles placé en garde à vue @flickr

Le 1er août, deux adolescents âgés de 15 et 17 ans ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs criminelle terroriste ». Interpellés fin juillet, ils sont soupçonnés d’avoir envisagé des attaques en France contre des cibles symboliques, notamment des synagogues et la tour Eiffel, dans un contexte marqué par le conflit au Proche-Orient.

Radicalisation précoce et fascination pour l’État islamique

Les enquêteurs ont découvert que les deux mineurs s’étaient rencontrés via une messagerie cryptée. Partageant une attirance commune pour la propagande de l’État islamique, ils consommaient régulièrement des contenus ultraviolents. Selon les premiers éléments de l’enquête, ils auraient cherché à se procurer des armes sur le Dark Web et envisagé un départ à l’étranger pour rejoindre une zone de jihad. Le parquet national antiterroriste leur reproche à la fois des projets d’actions violentes sur le territoire, une volonté de départ en Syrie ou en Irak et la diffusion de propagande jihadiste.

Un phénomène qui touche des profils de plus en plus jeunes

L’affaire confirme une tendance inquiétante pointée par le Parquet national antiterroriste fin 2024 : l’âge des mis en cause ne cesse de baisser. Alors que les mineurs impliqués dans des dossiers terroristes étaient rarissimes il y a encore quelques années, 15 ont été mis en examen en 2023 et 18 en 2024. Ces jeunes proviennent de milieux divers et leur radicalisation s’opère surtout en ligne, via la consultation massive d’images et de discours violents. Dix ans après les attentats de 2015, la menace reste qualifiée de « très élevée » par les autorités. L’arrestation de ces deux adolescents rappelle que l’endoctrinement numérique frappe désormais une génération toujours plus jeune, capable de passer du fantasme à l’intention criminelle en quelques clics.

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