Ils visaient des métaux, ils ont déclenché une chasse au bélier. Dans la nuit du 26 au 27 juin, des cambrioleurs se sont introduits sur le site du Smictom du pays de Fougères, à Javené (Ille-et-Vilaine), fracturant les clôtures pour dérober une petite quantité de métaux. Mais leur incursion a eu une conséquence aussi imprévue que cocasse : trois moutons, utilisés pour l’écopâturage, se sont échappés par les brèches.
Une opération de recherche hors norme
À l’aube, salariés et écopâtureur se sont lancés à la recherche des fugueurs. Le Smictom, qui accueille ces moutons depuis un mois dans le cadre d’un projet écologique, s’est ainsi transformé en point de départ d’une véritable battue. Devant l’inefficacité des premières tentatives, pompiers spécialisés, gendarmes et même une équipe animalière ont été appelés en renfort. Au total, une vingtaine de personnes a été mobilisée pour ratisser les abords de la zone industrielle. C’est finalement un drone qui a permis de localiser deux des trois béliers, à plus d’un kilomètre du site initial, coincés entre deux voitures sur la D798. Peureux mais massifs (environ 80 kg chacun), ces moutons de race avranchine ont dû être immobilisés de force, avant d’être embarqués dans une bétaillère et reconduits à la Ferme de Milgoulle, leur point d’attache habituel.
Un dernier mouton toujours en cavale
Mais le troisième mouton manque toujours à l’appel. Selon Matthieu Pires, l’écopâtureur responsable des bêtes, l’animal n’est pas en danger immédiat : « Il peut très bien survivre seul, il suffit qu’il trouve un coin de sous-bois ou un ruisseau ». Seuls risques identifiés : un chien errant ou un éventuel loup, même si la probabilité reste faible dans cette région. L’appel à la vigilance est donc lancé. Toute personne croisant l’animal est priée de ne pas tenter de l’attraper, mais d’alerter les autorités via le 17. Lorsque les clôtures auront été réparées et que le calme sera revenu, les moutons devraient retrouver leur terrain d’herbe au Smictom. Et reprendre leur rôle de tondeuses écologiques, loin des cambriolages nocturnes et des cavales champêtres.
