Les douaniers de Bayonne ont mis fin à un trafic de grande ampleur, découvrant chez un particulier 517 424 jouets importés en contrebande de Chine. Des peluches aux jeux de cartes, tous étaient manifestement des imitations de marques réputées, avec une valeur à neuf estimée à 75 000 €. Au terme d’une enquête ciblée sur les importations de jouets, la brigade des douanes a mis la main sur un local adjacent au domicile d’un couple de la région bayonnaise. « Pour accumuler plus d’un demi-million d’articles, il fallait indéniablement disposer de moyens financiers substantiels », explique David Vaudoyer, chef de l’orientation des contrôles à la douane de Bayonne. Les contrefaçons, arrivées par cartons entiers, étaient destinées à la revente sous couvert de jouets authentiques.
Risques sanitaires et filières criminelles
Outre la fraude aux droits de propriété industrielle, ces jouets posent un danger pour les enfants : matériaux toxiques, peintures polluantes, finition défectueuse… Les douaniers rappellent que, sur le seul port de Marseille, 6 000 peluches ont déjà été détruites pour cause de teneur en métaux lourds jusqu’à huit fois supérieure aux normes de sécurité. L’opération a également permis la saisie de 2,5 kg de cannabis dissimulés dans la résidence du couple. Ce double trafic soulève la question du recyclage des profits de la contrefaçon au profit d’autres réseaux criminels. L’enquête se poursuit pour identifier les acheteurs et éventuels complices, tandis que les jouets saisis seront détruits dans les prochains jours. Dans un contexte où l’e-commerce facilite l’importation de produits frauduleux, ce coup de filet rappelle la vigilance nécessaire pour protéger consommateurs et enfants contre les dangers de la contrefaçon.
