Ils débarquent en civil, armés jusqu’aux dents et autonomes sur le terrain : les réservistes de la gendarmerie de Seine-et-Marne ne sont pas de simples auxiliaires. En vingt-quatre heures, plus de 600 candidatures tombent dans le service recrutement, et seuls les meilleurs — âge, casier vierge, moralité d’acier — décrochent le contrat d’un à cinq ans.
Une élite civile sous contrat
Sélection drastique, trois semaines de formation au maniement des armes et procédures : ici, pas de place pour les curieux. À l’issue, chaque réserviste peut commander une patrouille armée, sillonner les cantons à deux ou trois sans gendarmes d’active, et remplacer les professionnels sur toutes les missions sauf le maintien de l’ordre et les enquêtes judiciaires. Indemnités attractives (jusqu’à 100 € pour 8 à 10 heures), flexibilité — avec l’aval de l’employeur — et fierté du service public : l’attrait est réel, d’autant que la plupart viennent déjà de la sécurité (police, douanes, ferroviaire, pénitentiaire).
Des réservistes en première ligne
Avec 570 réservistes pour 943 gendarmes de carrière, la Seine-et-Marne surpasse largement la moyenne nationale (360 réservistes par département). Ces soldats du dimanche — souvent même professionnels de la sécurité — consacrent en moyenne trente jours par an à la surveillance des axes routiers, aux patrouilles de nuit ou à la prévention des cambriolages. Objectif national : passer à 50 000 réservistes d’ici 2027, une ambition qui trotte désormais jusqu’à Paris. Voilà le visage d’une réserve opérationnelle revisitée : civile, aguerrie et surprenante, prête à monter au front dès que le département l’exige.