Gabriel Attal porte une charge particulièrement sévère contre la dissolution décidée par Emmanuel Macron en juin 2024. Intervenant ce mercredi au French Digital Day, l’ancien Premier ministre a estimé que cette décision avait « contribué à quasiment flinguer l’économie française ». « Tout est parti en live », a-t-il lancé devant un public d’entrepreneurs.
Attal prend ses distances avec la décision de Macron
Premier ministre au moment de la dissolution, Gabriel Attal avait déjà fait connaître ses désaccords avec cette décision présidentielle. Désormais candidat à l’élection présidentielle de 2027, le patron de Renaissance va plus loin en établissant un lien direct entre la séquence politique ouverte en juin 2024 et les difficultés économiques rencontrées depuis par le pays.
La dissolution n’a pas permis de dégager la « majorité claire » qu’Emmanuel Macron disait alors rechercher. Elle a débouché sur une Assemblée nationale sans majorité absolue et une instabilité politique durable. Plus de deux ans après, la France reste confrontée à des difficultés pour réduire son déficit, tandis que ses conditions d’emprunt se sont dégradées.
Pour Gabriel Attal, cette séquence devient aussi un enjeu de sa campagne présidentielle. L’ancien Premier ministre défend parallèlement son propre bilan à Matignon, notamment le gel de 10 milliards d’euros de dépenses décidé en 2024, même si l’évolution globale des comptes publics cette année-là fait l’objet d’une lecture plus complexe que celle présentée par son camp.

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