Hakainde Hichilema a remporté un second mandat présidentiel en Zambie, selon les résultats annoncés mardi 18 août 2026 par la commission électorale. Son principal adversaire, Brian Mundubile, a obtenu 38 % des suffrages et dénonce des irrégularités.
La commission électorale zambienne a proclamé Hakainde Hichilema président réélu au terme d’un scrutin organisé le jeudi précédent. Le chef de l’État sortant a réuni 61,4 % des quelque cinq millions de votes exprimés, contre 38 % pour son rival Brian Mundubile. « Je déclare donc Hichilema Hakainde S. président élu de la République de Zambie, ce 18 août 2026 », a déclaré la présidente de la commission, Mwangala Zaloumis.
Cinq des 226 circonscriptions du pays n’avaient pas encore été comptabilisées au moment de l’annonce, mais Zaloumis a jugé que leurs résultats n’étaient « pas susceptibles d’influencer matériellement le résultat global » du scrutin.
La nuit du vote a été marquée par des tensions. Les autorités ont procédé à l’arrestation de onze personnes, dont plusieurs figures de l’opposition, dans le cadre de ce que le gouvernement a qualifié de raid contre des « activités de milice ». Le parti de Mundubile, le NRPUP, a rejeté ces accusations et affirmé que des coups de feu avaient été tirés lors d’une opération menée au domicile de son candidat. Mundubile, ancien ministre provincial, a dénoncé une attaque contre sa vie.
Le dépouillement avait par ailleurs été suspendu vendredi pendant près de six heures après des signalements d’agressions contre des agents électoraux et de vols de bulletins. La reprise du comptage, sous sécurité renforcée, n’a pas dissipé les inquiétudes des observateurs internationaux. Les missions d’observation, dont celle de l’Union européenne, ont estimé que cette interruption prolongée constituait une menace pour la crédibilité du processus et la confiance des électeurs.
Hichilema, 64 ans, se présentait pour la septième fois à la présidence. Arrivé au pouvoir en 2021, il avait hérité d’une économie fragilisée par une crise de la dette et une récession liées à la pandémie. Son premier mandat a été marqué par une restructuration de la dette publique et une baisse de l’inflation, arguments qu’il a mis en avant durant la campagne. « Nous sommes véritablement touchés par la confiance que vous avez placée entre nos mains », a-t-il déclaré après l’annonce des résultats, ajoutant à l’intention des électeurs ayant voté pour l’opposition : « Nous vous entendons, et nous continuerons à travailler pour vous. »
Mundubile, qui se présentait pour la première fois à la présidence, avait axé sa campagne sur le décalage entre les indicateurs macroéconomiques en amélioration et les conditions de vie réelles des Zambiens.
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