Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme. Cette décision fait suite à une conférence de presse clandestine du FLNC-UC, relayée mercredi par le quotidien Corse-Matin. Première intervention publique du mouvement depuis 2024, cette apparition a été marquée par des propos menaçants à l’égard des non-Corses. Les membres du groupuscule ont sommé ces derniers de rester chez eux, dans une rhétorique qui rappelle les heures les plus sombres du nationalisme insulaire.
Un rejet radical de l’autonomie
Le FLNC-UC a saisi cette tribune pour rejeter vivement le projet d’autonomie actuellement en discussion pour la Corse. Cette position traduit une fracture au sein de la mouvance indépendantiste, où certains voient dans l’autonomie une avancée tandis que d’autres y lisent un renoncement. Les menaces proférées contre les personnes venant vivre dans l’île révèlent une stratégie d’intimidation qui va bien au-delà du débat institutionnel. L’objectif affiché semble être de contrôler les flux migratoires vers le territoire insulaire, fût-ce au prix de la violence verbale.
L’ouverture de cette enquête témoigne de la vigilance des autorités face à toute résurgence de la violence séparatiste en Corse. Le parquet antiterroriste dispose désormais des moyens d’investigation nécessaires pour identifier les auteurs de ces déclarations et déterminer si elles s’accompagnent de préparatifs concrets. La question reste de savoir si ce groupuscule possède encore la capacité opérationnelle de passer à l’acte ou s’il se limite à une posture médiatique destinée à peser sur les négociations en cours.
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