Le comité exécutif de la Confédération africaine de football a voté jeudi à l’unanimité en faveur du président de la FIFA, Gianni Infantino, au moment même où l’UEFA annonçait son intention de boycotter les futures Coupes du monde tant qu’il resterait en poste.
La décision est tombée le soir même où l’UEFA durcissait le ton. Alors que l’instance européenne confirmait son boycott de toutes les compétitions mondiales organisées sous l’égide d’Infantino, la CAF choisissait la voie inverse, réaffirmant sans réserve son soutien au président de la FIFA, candidat à sa propre réélection en mars prochain.
« Le comité exécutif de la CAF a unanimement réaffirmé son soutien au président de la FIFA Gianni Infantino et l’a remercié pour son soutien au football africain au fil des années », indique le communiqué de la confédération. Avec 54 associations membres sur les 211 que compte la FIFA, le bloc africain représente un poids électoral considérable, et il a majoritairement soutenu Infantino depuis son arrivée à la tête de l’instance en 2016.
Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a salué l’engagement de la FIFA à revoir les procédures ayant conduit à la crise actuelle. Cette crise est née d’un projet avorté, la FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait de céder une partie des droits commerciaux des Coupes du monde à des investisseurs privés, sans consultation préalable des fédérations nationales. Motsepe a néanmoins insisté sur la nécessité de « bonnes pratiques de gouvernance et de transparence » à l’échelle mondiale.
Plusieurs dirigeants africains avaient déjà pris position individuellement en début de semaine. Le vice-président de la CAF, Fouzi Lekjaa (Maroc), ainsi que les membres du Conseil de la FIFA Hany Abo Rida (Égypte), Hamidou Djibrilla (Niger) et Ahmed Yahya (Mauritanie) ont tous exprimé leur soutien à Infantino. Veron Mosengo-Omba, nouveau président de la fédération de la République démocratique du Congo et ancien secrétaire général de la CAF, s’est lui aussi prononcé en sa faveur.
Motsepe avait par ailleurs tenu des propos très chaleureux à l’égard d’Infantino quelques jours avant l’éclatement du scandale. « Je le soutiens personnellement », avait-il déclaré. « Ce n’est pas seulement un bon ami. C’est un ami loyal. Il est loyal envers l’Afrique. Je viens d’un milieu où, quand les gens vous ont été loyaux, on ne les poignarde pas dans le dos. » La FIFA avait de son côté publié mercredi un communiqué apportant son plein soutien à son président.
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