La commission d’enquête parlementaire sur les violences du 17 octobre connaît sa première crise avant même le début de ses auditions. La députée Horizons Agnès Firmin Le Bodo a annoncé vendredi sa démission de son poste de corapporteure, dénonçant les conditions de fonctionnement de cette instance et le non-respect des équilibres politiques. Une décision qui intervient alors que le Rassemblement national boycotte déjà les travaux, après n’avoir obtenu aucun poste de corapporteur.
Déjà en retrait depuis la semaine dernière, l’ancienne ministre estime que la composition et l’organisation de la commission posent un problème de représentation politique. Elle considère notamment que la situation actuelle offre au RN la possibilité de se présenter comme volontairement exclu des travaux parlementaires. Son départ accentue les difficultés d’une commission censée examiner les circonstances des violences et les réponses apportées par les pouvoirs publics.
Cette démission intervient à quelques jours des premières auditions, programmées le 3 novembre. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez doit figurer parmi les premiers responsables entendus. La commission devra notamment examiner les conditions du maintien de l’ordre et les responsabilités éventuelles dans les événements du 17 octobre, dans un climat politique déjà particulièrement tendu.
Agnès Firmin Le Bodo abandonne uniquement sa fonction de corapporteure. Sa participation future aux travaux reste incertaine. Mais son retrait, ajouté au boycott du Rassemblement national, fragilise d’emblée une commission dont la crédibilité reposera largement sur sa capacité à conduire ses investigations au-delà des affrontements partisans.









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