Ce mercredi, le tribunal de commerce de Bobigny se penche sur l’avenir de la marque Jennyfer, placée en liquidation judiciaire fin avril. En jeu : la sauvegarde d’une partie des 220 boutiques et des 969 emplois menacés.
Plusieurs offres sur la table
Parmi la douzaine de propositions examinées, trois enseignes de prêt-à-porter se démarquent. Le groupe Beaumanoir (propriétaire de Morgan, Caroll et Cache-Cache) propose de reprendre 29 magasins et leurs salariés, ainsi que 28 employés du siège. Il promet en outre 150 reclassements dans ses autres filiales, soit potentiellement plus de 300 postes préservés. Autre candidature de poids, celle de Salih Halassi, à la tête de Pimkie. Son offre prévoit le sauvetage de 47 magasins Jennyfer, et un peu plus de 290 emplois, principalement dans les points de vente. Plus modestes, les enseignes masculines Celio et Jules ont également déposé des offres. La première envisage de reprendre 8 magasins pour une soixantaine de salariés. La seconde se positionne sur seulement 2 boutiques.
Un avenir encore flou pour les salariés
En attendant la décision du tribunal, l’activité continue dans les boutiques, où le personnel écoule les dernières collections. Les employés, initialement convaincus d’une fermeture définitive dès le 28 mai, devraient finalement poursuivre leur activité quelques semaines supplémentaires. La liquidation, annoncée brutalement le 30 avril, a surpris les syndicats, qui affirment ne pas avoir été informés de la situation financière de l’entreprise. Après un redressement judiciaire en 2023 et l’entrée du groupe franco-chinois Sinoproud, la marque n’a pas résisté aux hausses de coûts, à la baisse du pouvoir d’achat et à une concurrence internationale accrue. Reste désormais à savoir quelle offre sera retenue — et combien d’emplois pourront réellement être sauvés.