Uber et la start-up britannique Wayve ouvrent ce jeudi leur premier service commercial de robots-taxis à Londres. Le lancement restera limité à quelques dizaines de véhicules et chaque voiture conservera un opérateur de sécurité à bord. Les courses seront progressivement proposées depuis l’application Uber, au même tarif que les trajets classiques.
Présenté comme le premier service de ce type accessible au public dans la capitale britannique, ce déploiement demeure une phase d’expérimentation encadrée. Lors d’une démonstration organisée près de Big Ben, un opérateur a d’ailleurs dû reprendre brièvement le contrôle du véhicule à une intersection. Pour Wayve, cette intervention illustre précisément la nécessité de surveiller encore la technologie avant de retirer complètement le conducteur.
Londres devient le nouveau terrain de bataille des robots-taxis
La capitale britannique attire déjà plusieurs concurrents. Waymo, filiale d’Alphabet, espère y transporter des passagers sans personne derrière le volant avant la fin de l’année, sous réserve d’obtenir les autorisations nécessaires. Lyft prépare de son côté un service reposant sur la technologie Apollo Go du groupe chinois Baidu pour 2027. Londres devient ainsi la deuxième ville européenne à accueillir des robots-taxis commerciaux après Zagreb, où des véhicules circulent également avec un humain chargé de la sécurité.
Aucune date n’est encore avancée pour le passage d’Uber et Wayve à une autonomie complète. Le régulateur londonien TfL a autorisé quinze véhicules équipés d’opérateurs, mais aucune entreprise n’aurait encore engagé la procédure d’homologation pour exploiter une flotte totalement autonome. Wayve fait néanmoins de Londres la vitrine mondiale de sa technologie avant un lancement prévu à Tokyo, puis dans dix autres villes en partenariat avec Uber.

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