Le Népal estime à environ 4,12 milliards d’euros, soit 723,31 milliards de roupies, les sommes nécessaires pour reconstruire les infrastructures détruites par les inondations qui ont ravagé plusieurs vallées du pays il y a près de trois semaines. Le gouvernement souligne toutefois qu’il ne s’agit encore que d’une première évaluation et que le montant pourrait évoluer à mesure que l’étendue des dégâts sera précisément établie dans les différentes régions sinistrées.
Pour parvenir à cette estimation, les autorités ont comparé les données disponibles avant et après la catastrophe et utilisé des relevés réalisés par drones. Les pertes ont ensuite été évaluées secteur par secteur. Les infrastructures de transport et de production énergétique figurent parmi les plus durement frappées, ce qui laisse présager un chantier particulièrement long avant le rétablissement complet des services essentiels dans les territoires touchés.
Les infrastructures énergétiques lourdement endommagées
Selon l’Autorité nationale de gestion et de réduction des risques de catastrophe, treize centrales hydroélectriques représentant une capacité cumulée de 759 mégawatts ont été affectées. Cinq installations solaires, totalisant 24 mégawatts, ont également subi des dommages. La reconstruction devra donc simultanément rétablir les voies de communication et une partie importante des capacités énergétiques touchées par la catastrophe.
Le bilan humain reste particulièrement lourd. Les autorités népalaises font désormais état de 1 367 morts tandis que 5 132 personnes sont toujours portées disparues. Plusieurs vallées ont été frappées par une masse mêlant eau, glace et débris, détruisant des quartiers et de nombreuses infrastructures sur son passage. Alors que les recherches se poursuivent, l’évaluation financière annoncée par Katmandou donne une première mesure de l’ampleur du défi auquel le pays devra faire face pour reconstruire les zones dévastées.

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