La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, alerte sur l’ampleur des conséquences de la sécheresse, des cinq épisodes de canicule et des incendies qui ont marqué l’été 2026. Elle décrit une crise agricole profonde touchant l’ensemble du territoire et de nombreuses filières. Certaines récoltes se sont effondrées, la production de maïs suscite de fortes inquiétudes et plusieurs régions connaissent déjà une pénurie de fourrage pour les élevages.
Le ministère de l’Agriculture fonctionne en mode crise depuis les mois de mai et juin et plusieurs dispositifs de soutien ont été activés. Le montant précis des pertes reste toutefois impossible à déterminer, les dégâts variant considérablement selon les territoires, les cultures et les exploitations. La ministre reconnaît néanmoins que les besoins financiers seront particulièrement importants.
Un bilan territorial attendu le 27 août
Annie Genevard réunira les préfets le 27 août afin d’établir un état des lieux détaillé de la baisse de la production dans chaque département. Ce travail doit permettre au gouvernement d’adapter les aides en fonction des filières et des territoires les plus durement touchés. La FNSEA réclame déjà plusieurs milliards d’euros de soutien d’urgence pour préserver les exploitations fragilisées.
L’État devrait prendre en charge la plus grande partie de l’effort financier, mais la ministre appelle également les banques, les assureurs, les collectivités locales et la grande distribution à participer. Elle assure qu’aucune hausse massive et généralisée des prix alimentaires n’est observée pour le moment. Les distributeurs pourraient notamment accepter des fruits et légumes de plus petit calibre, conséquence du manque d’eau, tout en améliorant la rémunération versée aux producteurs.
Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.