Les députés sénégalais ont adopté lundi 17 août une réforme obligeant le président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale à publier leurs biens en début et en fin de mandat. La mesure, présentée comme un outil de transparence, suscite des tensions politiques.
C’est un changement notable dans la gouvernance sénégalaise. L’Assemblée nationale a voté, le 17 août, une réforme de la déclaration de patrimoine qui concerne les plus hautes fonctions de l’État. Le président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale seront tenus de rendre publics leurs biens à deux reprises : à leur prise de fonction et à l’issue de leur mandat.
Jusqu’ici, la déclaration de patrimoine existait au Sénégal, mais elle n’était pas soumise à une obligation de publication. Ce passage à la transparence constitue le cœur du débat : si ses partisans y voient un progrès contre la corruption et l’enrichissement illicite, la réforme s’inscrit dans un contexte de fortes tensions politiques qui en compliquent la lecture.
La mesure ne concerne pour l’heure que trois responsables au sommet de l’exécutif et du législatif, ce que certains observateurs jugent insuffisant pour produire un effet dissuasif réel sur l’ensemble de la classe dirigeante.
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