Pour sa première intervention cette saison dans Les Grandes Gueules, jeudi, Sam Zirah s’est exprimé sur la polémique autour de l’expression « sale blanc ». Le nouveau chroniqueur de RMC reconnaît qu’il peut s’agir d’une insulte raciste, mais estime qu’elle ne peut pas être placée « sur le même plan » que d’autres formes de racisme. Une position vivement contestée par Marion Maréchal.
Sam Zirah commence pourtant par reconnaître la nature raciste de l’expression. « Si on me traite de sale arabe, ce sera bien sûr raciste, si on me traite de sale noir c’est du racisme, si on me traite de sale blanc, je l’entends encore comme une forme de racisme », explique-t-il.
« On ne peut pas mettre toutes les formes de racisme sur le même plan »
Le chroniqueur introduit ensuite une distinction. Selon lui, toutes les insultes racistes ne peuvent pas être considérées avec la même gravité historique et sociale. « Ce sont les personnes noires qui ont vécu la colonisation et l’esclavage », avance-t-il, ajoutant que les personnes blanches ne rencontreraient pas, en raison de leur couleur de peau, les mêmes difficultés notamment dans l’accès à l’emploi.
Autrement dit, Sam Zirah ne nie pas l’existence d’un racisme visant les Blancs, mais en relativise la portée en considérant qu’il ne s’inscrit pas dans le même contexte historique et social que le racisme visant certaines minorités.
Cette hiérarchisation a provoqué la réaction de Marion Maréchal sur X. La députée européenne lui rappelle que « tous les peuples et civilisations ont, à différentes périodes de l’histoire, subi ou pratiqué l’esclavage et les conquêtes ». Elle cite notamment les razzias, la piraterie barbaresque et les conquêtes arabo-musulmanes et ottomanes ayant touché des populations européennes.
Marion Maréchal accuse enfin Sam Zirah de céder à un « réflexe d’ethno-masochisme et de repentance » et considère que cette manière de hiérarchiser les racismes conduit à minimiser certaines violences visant les Blancs. Elle prend notamment l’exemple de Crépol, dont les motivations exactes restent toutefois soumises à l’appréciation de la justice.

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