La multiplication des feux de forêt fait peser une charge financière croissante sur les départements et les communes. En 2026, plus de 32 000 hectares avaient déjà brûlé à la mi-juillet en France, davantage que sur l’ensemble de la saison précédente. Longtemps concentré autour de la Méditerranée, le risque touche désormais les Landes, la Bretagne, le Centre et des départements jusque-là moins préparés.
Les collectivités financent une grande partie des services départementaux d’incendie et de secours. Chaque saison nécessite davantage de pompiers, de véhicules spécialisés, d’équipements de protection et de personnels mobilisables sur de longues périodes. À ces dépenses s’ajoutent l’hébergement des personnes évacuées, le nettoyage des routes, la remise en état des réseaux et la reconstruction des bâtiments publics.
Des investissements qui se chiffrent en millions d’euros
Un camion-citerne destiné aux feux de forêt coûte près de 300 000 euros. Le programme national lancé après les incendies de 2022 prévoit la livraison de 1 083 véhicules supplémentaires d’ici à 2028, pour une enveloppe de 250 millions d’euros, dont 100 millions financés par les collectivités. Les interventions aériennes sont également onéreuses : un Canadair coûte environ 50 millions d’euros à l’achat et jusqu’à 16 000 euros par heure de vol.
La prévention alourdit aussi les budgets locaux : débroussaillement, création de pistes, installation de réserves d’eau, entretien des forêts et élaboration des plans d’évacuation. Ces investissements restent pourtant moins coûteux que la réparation des dégâts provoqués par un incendie majeur. Face à l’allongement de la saison des feux, les départements réclament donc une participation plus importante et plus stable de l’État, estimant que le financement actuel des secours n’est plus adapté à l’ampleur du risque climatique.
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