Achraf Hakimi sera bien jugé pour viol. La Cour de cassation a confirmé, ce mercredi 2026, le renvoi du défenseur du Paris Saint-Germain devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine. Le joueur marocain, qui conteste les faits depuis le début de l’affaire, avait saisi la plus haute juridiction française après la décision rendue en juin par la cour d’appel de Versailles.
Cette nouvelle décision clôt la contestation du renvoi devant les juridictions françaises. La Cour de cassation n’avait pas à déterminer si Achraf Hakimi était coupable ou innocent, mais à examiner la régularité juridique de la décision ayant ordonné son procès. Le footballeur reste présumé innocent et devra désormais répondre des accusations devant la juridiction criminelle.
La cour d’appel de Versailles avait déjà confirmé le procès en juin
Le dossier avait connu une étape décisive le 19 juin dernier. Comme nous l’expliquions alors dans notre article consacré au renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles avait confirmé la décision de le juger pour viol.
Les magistrats avaient considéré que le dossier comportait « des charges suffisantes » pour justifier la tenue d’un procès. La défense du joueur avait immédiatement contesté cette décision et décidé de porter l’affaire devant la Cour de cassation.
Le pourvoi avait été formé le 26 juin 2026. Trois mois plus tard, la Cour de cassation confirme donc le renvoi, ouvrant désormais la voie à la fixation du procès devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.
Des accusations qui remontent à février 2023
L’affaire remonte à février 2023. Une jeune femme accuse Achraf Hakimi de l’avoir violée à son domicile de Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Après des échanges entre les deux, elle s’était rendue chez le joueur avant de dénoncer des gestes sexuels qu’elle affirme ne pas avoir consentis.
La jeune femme avait porté les faits à la connaissance des autorités sans déposer immédiatement plainte. Une enquête avait néanmoins été ouverte et Achraf Hakimi avait été mis en examen pour viol en mars 2023.
Depuis le début de la procédure, le joueur nie les faits. La défense d’Achraf Hakimi conteste la version de l’accusatrice et soutient que le dossier ne permet pas d’établir l’existence d’un viol.
Hakimi avait vivement réagi après la décision de juin
Après la confirmation de son renvoi par la cour d’appel de Versailles, Achraf Hakimi avait publiquement défendu sa version. Nous avions consacré un article à la réaction d’Achraf Hakimi après l’annonce de son procès.
Le joueur avait notamment affirmé : « La justice m’a dit que si je n’étais pas connu, il n’y aurait jamais eu d’affaire. » Une déclaration par laquelle l’international marocain réaffirmait son innocence et dénonçait la manière dont il estimait que son statut avait pesé sur la procédure.
Cette prise de parole n’avait toutefois pas modifié le cours judiciaire du dossier. Après la cour d’appel, la Cour de cassation valide désormais à son tour le principe d’un procès.
Le parquet avait requis son renvoi dès 2025
La perspective d’un procès était apparue dès l’été 2025. Le parquet de Nanterre avait alors requis le renvoi du joueur devant une juridiction criminelle. Nous avions détaillé cette étape dans un premier article consacré à Achraf Hakimi et la menace d’un procès pour viol.
À l’issue de l’instruction, les magistrats avaient finalement suivi cette orientation en ordonnant son renvoi devant une cour criminelle. Les différents recours exercés depuis par sa défense n’ont pas permis de revenir sur cette décision.
La culpabilité d’Achraf Hakimi n’a pas encore été jugée
La confirmation du renvoi par la Cour de cassation ne signifie pas qu’Achraf Hakimi a été reconnu coupable. Aucun jugement sur le fond n’a encore été rendu.
Le procès devra permettre à l’accusation de présenter les éléments recueillis au cours de l’enquête et de l’instruction. La défense pourra de son côté contester ces éléments, présenter ses arguments et interroger la version de l’accusatrice.
La question du consentement sera au cœur des débats. La cour criminelle devra examiner les déclarations des différentes parties, les témoignages et l’ensemble des éléments matériels réunis depuis l’ouverture de la procédure.
Un procès désormais inévitable devant la cour criminelle
Après plus de trois ans de procédure, Achraf Hakimi se rapproche donc désormais de son procès. La prochaine étape sera la fixation de la date de l’audience devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.
Le joueur du PSG continuera jusque-là à bénéficier de la présomption d’innocence. Dans sa qualification de base, le viol est passible de 15 ans de réclusion criminelle, mais seule la juridiction appelée à juger l’affaire pourra déterminer si les faits reprochés à Achraf Hakimi sont établis.
La décision rendue ce mercredi constitue néanmoins un tournant procédural : le renvoi en procès est désormais confirmé et Achraf Hakimi devra répondre devant la justice des accusations de viol portées contre lui.

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