Dimanche, Nathalie Arthaud a refusé de s’inscrire dans une logique de « barrage » au Rassemblement national pour l’élection présidentielle de 2027. Lors du lancement de sa campagne à Presles, la porte-parole de Lutte ouvrière a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cirque électoral », estimant que les élections ne permettent pas selon elle de combattre réellement les idées d’extrême droite.
La candidate trotskiste a accusé le gouvernement actuel d’avoir déjà repris une partie des thèmes défendus par Marine Le Pen et Jordan Bardella, visant notamment les politiques migratoires menées ces dernières années. Nathalie Arthaud a dénoncé des contrôles policiers qu’elle assimile à des « rafles » dans les transports et critiqué les difficultés administratives rencontrées par les étrangers pour renouveler leurs titres de séjour.
Une campagne assumée comme révolutionnaire
Si certaines de ses positions sur l’immigration ou les questions sociales peuvent la rapprocher d’autres formations de gauche, Nathalie Arthaud a tenu à marquer ses différences avec La France insoumise et le Parti communiste français. Selon elle, ces partis cherchent avant tout à gérer le système économique actuel, là où Lutte ouvrière revendique une transformation radicale de la société.
Candidate pour la quatrième fois à l’élection présidentielle, Nathalie Arthaud assume par ailleurs que sa campagne vise avant tout à diffuser les idées de son parti plutôt qu’à conquérir le pouvoir. Elle défend notamment « l’expropriation de la grande bourgeoisie » et la mise en commun des moyens de production, dans une vision qu’elle présente comme ouvertement révolutionnaire.
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