La Palestine aura une nouvelle représentante à Miss Univers. L’organisation Miss Palestine a officiellement ouvert les candidatures pour son concours 2026, chargé de désigner celle qui succédera à Nadeen Ayoub. Les Palestiniennes âgées de 18 à 35 ans peuvent désormais déposer leur candidature, qu’elles vivent en Palestine ou au sein de la diaspora.
Cette nouvelle édition arrive moins d’un an après un moment historique : en novembre 2025, Nadeen Ayoub est devenue la toute première Miss Palestine à participer au concours Miss Univers. Une présence inédite à laquelle Omar Harfouch, alors membre du jury de Miss Univers 2025, avait directement contribué en demandant que la Palestine puisse être représentée dans la compétition.
Nadeen Ayoub va désormais chercher sa successeure
Miss Palestine 2026 sera organisée autour du thème « Beauty Beyond Borders », « La beauté au-delà des frontières ». Nadeen Ayoub sera directement impliquée dans cette nouvelle édition et participera au processus destiné à choisir celle qui lui succédera. Les candidatures sont ouvertes aux femmes palestiniennes âgées de 18 à 35 ans, vivant dans les territoires palestiniens comme à l’étranger. Le concours prévoit notamment un accompagnement autour du leadership, de la représentation culturelle et de la prise de parole. Les dernières étapes du casting doivent se dérouler en Palestine et en Jordanie. La grande finale est annoncée pour octobre 2026 en Jordanie. La gagnante doit ensuite représenter la Palestine lors de la 75e édition de Miss Univers, programmée en novembre 2026 à San Juan, à Porto Rico.
Une première historique en 2025
Cette élection prend une dimension particulière après la participation de Nadeen Ayoub à Miss Univers 2025, organisé en Thaïlande. Jamais auparavant une candidate représentant la Palestine n’avait participé au concours international. Nadeen Ayoub avait finalement intégré le Top 30 de Miss Univers 2025 avant d’être éliminée avant le Top 12. La Mexicaine Fátima Bosch avait remporté la couronne.
La présence de la Palestine avait pu se faire grâce à Omar Harfouch. Quelques jours avant la finale, le pianiste et compositeur franco-libanais, alors membre du jury officiel, avait expliqué avoir personnellement demandé que la Palestine soit représentée. « J’ai demandé à ce que la Palestine soit représentée dans la compétition, ce qui est effectivement arrivé », avait-il déclaré. Il avait également souligné le caractère inédit de cette participation : « La Palestine n’avait jamais participé au concours depuis 74 ans. Vous imaginez ? » Omar Harfouch expliquait avoir défendu le même principe pour plusieurs pays confrontés à des guerres ou à de fortes tensions internationales, notamment la Russie, l’Ukraine, le Liban, Israël, l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
Miss Palestine veut désormais installer son propre concours
Pour 2026, le dispositif change d’échelle. L’organisation présente cette édition comme le premier concours national Miss Palestine de l’histoire récente. Il ne s’agit donc plus seulement de sélectionner directement une représentante pour Miss Univers : plusieurs candidates doivent concourir avant une finale nationale. Nadeen Ayoub, qui a détenu le titre de Miss Palestine de 2022 à 2025, est chargée d’accompagner cette nouvelle étape. « Miss Palestine est plus qu’un titre. C’est une plateforme permettant aux femmes palestiniennes d’être vues, entendues et soutenues, de représenter notre identité avec confiance, de partager leurs talents avec le monde et de créer un impact au-delà de la scène », a-t-elle déclaré à l’occasion du lancement.L’organisation souhaite également associer des entreprises, ONG, institutions culturelles et médias au projet.
Une deuxième Miss Palestine attendue à Miss Univers
Après Nadeen Ayoub en 2025, une deuxième représentante palestinienne doit donc fouler la scène de Miss Univers en 2026. Son identité sera connue à l’issue de la finale prévue en octobre en Jordanie. Pour Nadeen Ayoub, le rôle s’inverse : première Palestinienne de l’histoire à avoir participé à Miss Univers, elle se retrouve désormais chargée de contribuer au choix de celle qui prendra sa place, un an après une première participation rendue possible après l’intervention d’Omar Harfouch auprès du concours.