Catherine Ringer aurait découvert très tardivement le cancer qui l’a emportée à 68 ans. Selon des informations publiées ce vendredi par Voici, qui dit avoir recueilli les confidences d’un proche de la chanteuse, la maladie était déjà très avancée au moment du diagnostic, avec de nombreuses métastases. La chanteuse aurait rapidement compris que ses chances de guérison étaient extrêmement faibles.
La disparition de Catherine Ringer avait été annoncée par ses trois enfants, Ginger, Simone et Raoul, qui avaient indiqué que leur mère avait été « emportée par un cancer foudroyant ». Sa mort, annoncée mercredi, a provoqué une importante vague d’hommages, près de dix-neuf ans après celle de Fred Chichin, son compagnon et partenaire des Rita Mitsouko.
Un diagnostic très tardif, alors que le cancer était déjà métastasé
Les nouvelles informations permettent de mieux comprendre la rapidité avec laquelle la maladie aurait progressé. D’après le proche interrogé par Voici, Catherine Ringer n’aurait appris son cancer que peu de temps avant sa mort : « Il n’y a pas longtemps que le diagnostic était tombé, il y avait beaucoup de métastases, ça a été ultra rapide. Très peu de personnes étaient dans la confidence. »
Quelques mois auparavant encore, rien ne laissait publiquement penser que la chanteuse était gravement malade. En janvier 2026, Catherine Ringer assurait notamment la promotion du recueil L’Érotisme de vivre et autres poèmes. Mathieu Johann, qui l’accompagnait alors, affirme qu’à cette période la maladie n’était pas connue : « Ce jour-là, personne ne savait qu’elle était malade, même pas elle. »
La mort de Catherine Ringer à 68 ans a ainsi suivi de très près la découverte d’un cancer qui se trouvait déjà, selon ce témoignage, à un stade très avancé.
« Elle se savait condamnée »
Après le diagnostic, les médecins auraient immédiatement fait part de leurs inquiétudes quant à l’évolution de la maladie. Le proche interrogé affirme que Catherine Ringer avait pleinement conscience de la gravité de son état : « Elle se savait condamnée car les médecins n’étaient pas optimistes. »
La chanteuse aurait choisi de conserver cette épreuve dans un cercle extrêmement restreint. Très peu de personnes auraient été mises au courant de sa maladie et de son pronostic.
Ces révélations donnent également une résonance particulière à certaines déclarations anciennes de l’artiste. Dans une interview culte de Catherine Ringer et Fred Chichin réalisée en 1993, les deux artistes évoquaient déjà la mort avec leur liberté de ton habituelle.
Fred Chichin aurait occupé ses pensées jusqu’à la fin
Face à la maladie, Catherine Ringer aurait trouvé une forme de réconfort dans l’idée de retrouver Fred Chichin, son compagnon pendant près de trente ans et l’autre moitié des Rita Mitsouko, mort d’un cancer en novembre 2007 à seulement 53 ans.
Le proche cité par Voici raconte : « Elle se consolait en se disant qu’elle allait rejoindre son amour de toujours, Fred Chichin. »
Catherine Ringer et Fred Chichin s’étaient rencontrés en 1979 avant de fonder les Rita Mitsouko. Leur duo avait marqué la musique française avec des titres comme Marcia Baïla, Andy, C’est comme ça ou Les Histoires d’A.
Après la mort de Fred Chichin, Catherine Ringer avait poursuivi la tournée puis continué sa carrière sous son propre nom. Elle avait raconté quelques années plus tard combien cette période avait été éprouvante : « J’étais à cran. Il y avait eu la mort de Fred, la reprise de la tournée, la préparation de l’album… Mon cerveau était un peu fatigué. »
Le destin tragique de « Marcia Baïla »
La mort de Catherine Ringer renvoie aussi à l’histoire de l’un des plus grands succès des Rita Mitsouko. Marcia Baïla avait été écrite en hommage à Marcia Moretto, danseuse argentine et amie de Catherine Ringer, morte d’un cancer à seulement 36 ans.
Plus de 40 ans après avoir consacré l’une de ses chansons les plus célèbres à cette amie disparue, Catherine Ringer a elle-même été emportée par un cancer particulièrement rapide. Selon les informations dévoilées ce vendredi, son diagnostic serait intervenu alors que la maladie avait déjà produit de nombreuses métastases.
Catherine Ringer aurait alors compris que la situation était sans issue médicale, tout en choisissant de préserver jusqu’au bout son intimité. Dans ses dernières semaines, la pensée de Fred Chichin aurait occupé une place particulière, dix-neuf ans après la disparition de celui avec lequel elle avait construit les Rita Mitsouko.
