La crise qui secoue Miss Universe prend une nouvelle dimension. Nawat Itsaragrisil affirme disposer d’informations qu’il n’a pas encore rendues publiques et adresse un avertissement à ses adversaires : « Si je parle, Puerto Rico va trembler, j’ai encore beaucoup à dire. » Une déclaration particulièrement sensible alors que Puerto Rico doit accueillir Miss Universe 2026. Le patron de Miss Grand International et CEO de Miss Universe pour la région Est assure qu’il se retient encore de tout dévoiler parce qu’il veut « sauver Miss Universe ». Mais ses nouvelles déclarations dépassent largement les désaccords sur la direction ou le contrôle du concours. Elles ont lieu alors que plusieurs figures centrales de Miss Universe sont confrontées à des accusations ou contestations graves.
Raúl Rocha est notamment cité au Mexique dans des investigations portant sur des soupçons de crime organisé, trafic de drogue, trafic d’armes, contrebande de carburant et opérations financières suspectes, accusations qu’il conteste. Ronald Day, désormais CEO de Miss Universe pour la région Ouest, est publiquement accusé de harcèlement sexuel par José Fernández. Quant à Fátima Bosch, son couronnement à Miss Universe 2025 continue d’être contesté par plusieurs anciens membres du jury, qui ont publiquement remis en cause les conditions de son élection. C’est au milieu de cette accumulation d’affaires que Nawat affirme aujourd’hui avoir encore beaucoup à révéler.
« Si je parle, Puerto Rico sera également sous le choc »
Puerto Rico doit accueillir Miss Universe 2026. L’avertissement lancé par Nawat Itsaragrisil prend donc une résonance particulière lorsqu’il affirme que de nouvelles révélations pourraient provoquer un véritable séisme autour du concours : « J’ai encore beaucoup de choses à dire. C’était une énorme erreur de sa part de s’en prendre à moi. Il y a encore énormément de choses dont je peux parler. Pourquoi ne pas simplement rester silencieux ? Si je dis quelque chose, Puerto Rico sera également sous le choc. » Nawat explique par ailleurs pourquoi il affirme ne pas avoir encore tout dévoilé : « Je ne l’ai pas encore fait parce que je veux toujours “sauver le concours Miss Universe”. Nous ne pouvons pas le laisser tomber entre les mains de ce gang mafieux. Je suis un CEO qui se tient du côté de la vérité. » Des mots extrêmement lourds, prononcés alors que l’organisation est déjà fragilisée par une succession de scandales et de polémiques.
Raúl Rocha mis au défi : « Venez et parlez ! »
Nawat Itsaragrisil interpelle ensuite directement Raúl Rocha, Ronald Day et Maria José Unda et leur demande de venir répondre publiquement. « Arrêtez de vous insulter les uns les autres, c’est une perte de temps. Vous ne faites que parler, afficher des visages tristes et raconter des mensonges. Venez et parlez ! », lance-t-il.
Cette attaque prend une dimension particulière concernant Raúl Rocha. Le copropriétaire mexicain de Miss Universe est lui-même confronté dans son pays à de lourds soupçons judiciaires. Son nom a été cité dans des investigations concernant notamment des soupçons de crime organisé, trafic de drogue, trafic d’armes et contrebande de carburant et opérations financières suspectes. Ces éléments rendent particulièrement sensible les révélations lancées par Nawat lorsqu’il évoque publiquement un « gang mafieux » et affirme disposer encore d’informations susceptibles de provoquer un scandale.
Ronald Day au cœur de la nouvelle offensive de Nawat
Cette fois, Nawat concentre surtout son attaque sur Ronald Day, auquel Raúl Rocha a confié des responsabilités considérables au sein de Miss Universe. Aujourd’hui CEO de Miss Universe pour la région Ouest, Ronald Day est publiquement accusé par José Fernández, ancien chroniqueur fitness de la télévision hispanophone américaine, de faits à caractère sexuel remontant à l’époque où les deux hommes évoluaient dans l’environnement d’Univision. José Fernández affirme notamment avoir reçu de Ronald Day des photos et vidéos sexuellement explicites. Selon son témoignage, certains contenus auraient montré Day en train de se masturber, participant à une orgie ou ayant une relation sexuelle avec une femme. Fernández affirme également que Ronald Day l’aurait invité chez lui et lui aurait demandé des faveurs sexuelles. Il assure avoir refusé. Des accusations déjà publiques lorsque Ronald Day a continué à bénéficier de la confiance de Raúl Rocha. Depuis, son importance au sein de Miss Universe s’est encore renforcée puisqu’il est devenu CEO pour la région Ouest.
José Fernández affirme avoir subi des représailles professionnelles
José Fernández soutient également que son refus des avances présumées de Ronald Day aurait été suivi de représailles professionnelles. Selon lui, son accès aux locaux d’Univision aurait été supprimé, son badge désactivé et plusieurs de ses interventions à la télévision et à la radio auraient disparu. Il affirme avoir signalé la situation en interne et montré certains des messages qu’il dit avoir reçus à une responsable des ressources humaines. Il indique toutefois ne pas avoir engagé de procédure judiciaire à l’époque. C’est cette affaire que Nawat remet aujourd’hui directement sur la table en questionnant publiquement le maintien de Ronald Day à un poste aussi important.
« Les victimes peuvent contacter MGI »
Nawat Itsaragrisil va désormais beaucoup plus loin en proposant une assistance aux personnes qui estimeraient avoir été victimes de Ronald Day. « Est-il vrai qu’il a une affaire de harcèlement sexuel ? Les victimes peuvent contacter MGI et nous les aiderons dans le processus judiciaire », affirme-t-il. Le patron de MGI assure ainsi être disposé à aider les personnes qui se manifesteraient dans leurs démarches. Nawat poursuit : « Nous devons arrêter de le laisser profiter des candidates. Arrêtez de traiter les candidates comme des jouets pour enfants. Ça suffit ! » Après les accusations déjà formulées par José Fernández, les propos du dirigeant thaïlandais placent une nouvelle fois Ronald Day et ceux qui ont choisi de lui confier ses responsabilités face à des questions particulièrement embarrassantes.
La « dignité des femmes » invoquée par Raúl Rocha face à ses propres choix
La situation est d’autant plus problématique que Raúl Rocha avait placé la protection des candidates au centre de son discours lors de la crise de Miss Universe 2025 en Thaïlande. Après l’affrontement entre Nawat et Fátima Bosch, le dirigeant mexicain avait invoqué la dignité, l’intégrité et le bien-être des participantes pour justifier son intervention. Une délégation avait alors été envoyée pour reprendre le contrôle des opérations. Parmi les hommes choisis par Raúl Rocha figurait précisément Ronald Day.
La contradiction soulevée aujourd’hui par Nawat est donc particulièrement embarrassante : comment faire de la protection des femmes un principe absolu tout en maintenant sa confiance à un dirigeant déjà publiquement visé par des accusations de harcèlement sexuel ? D’autant que Raúl Rocha ne peut pas prétendre découvrir aujourd’hui l’existence de cette affaire.
Nawat avait déjà alerté sur Ronald Day en 2025
Pendant Miss Universe 2025 en Thaïlande, Nawat Itsaragrisil avait déjà publiquement évoqué les accusations concernant Ronald Day et contesté sa présence dans l’organisation. Raúl Rocha connaissait donc l’existence de la polémique lorsqu’il a continué à s’appuyer sur lui. Depuis, Ronald Day a obtenu un poste encore plus important en devenant CEO de Miss Universe pour la région Ouest. C’est cette promotion que Nawat remet aujourd’hui frontalement en cause.
Le couronnement contesté de Fátima Bosch reste également en toile de fond
Cette nouvelle offensive a lieu également alors que Miss Universe n’a toujours pas refermé la polémique autour du couronnement de Fátima Bosch en novembre 2025. Plusieurs personnes ayant participé au processus ont publiquement contesté son élection ou son déroulement. Omar Harfouch avait quitté le jury avant la finale et dénoncé l’existence d’un processus parallèle de sélection, avant de contester publiquement la légitimité du résultat. Natalie Glebova, Miss Universe 2005 et membre du jury 2025, a ensuite affirmé avoir interrogé plusieurs autres juges après l’élection. Selon elle, six des huit jurés avec lesquels elle avait échangé lui avaient indiqué ne pas avoir voté pour Fátima Bosch. Glebova avait elle-même déclaré ne pas avoir choisi Miss Mexique. Louie Heredia, également membre du jury, avait lui aussi affirmé publiquement ne pas avoir voté pour elle.
Que sait encore Nawat ?
C’est finalement la question centrale soulevée par cette nouvelle sortie. Nawat Itsaragrisil affirme explicitement qu’il possède encore de nombreuses informations et qu’il pourrait les révéler. Surtout, il associe directement ses éventuelles révélations à Puerto Rico, futur pays hôte de Miss Universe 2026. Miss Universe est déjà confronté aux lourds soupçons visant Raúl Rocha au Mexique, aux accusations contre Ronald Day et à l’illégitimité de l’élection de Fátima Bosch. À quelques mois de Miss Universe 2026, c’est désormais cette menace de nouvelles révélations qui plane directement sur Puerto Rico et sur une organisation déjà ébranlée par une accumulation sans précédent d’affaires et de scandales.