Redouté par les uns, célébré par les autres, le vendredi 13 bouleverse les habitudes. Superstitions, loteries, vols bon marché ou tatouages à prix cassés : ce jour singulier continue de fasciner, effrayer… et faire vendre. Accidents, naufrages, attentats, morts célèbres : le vendredi 13 traîne une réputation funeste, nourrie autant par l’histoire que par la culture populaire. Le chiffre 13, maudit dans bien des traditions, est banni des cabines du London Eye, des rangées d’avion ou des chambres d’hôtel. À tel point qu’un client qui hérite d’une chambre numérotée 13 risque de le prendre comme une offense.
Du malheur supposé à la bonne affaire bien réelle
Mais à mesure que les phobiques se replient, d’autres flairent l’aubaine. La loterie flambe : la Française des Jeux observe jusqu’à trois fois plus de participations qu’à l’ordinaire, dopées par son Super Loto à 13 millions d’euros. Du côté des tatoueurs, le « Black Friday du tatouage », venu des États-Unis, transforme le chiffre maudit en grigri populaire, avec des sessions à prix réduits. Et même les billets d’avion affichent des tarifs en baisse, jusqu’à 16 % selon les comparateurs. Un vendredi entre mythe et marché, où la superstition devient un levier commercial.