Un homme de 32 ans a été condamné mardi 19 août par le tribunal correctionnel de Brest à 18 mois de prison ferme, avec révocation d’un sursis de six mois prononcé en 2021. Les faits remontent au dimanche 22 juin, lorsque plusieurs témoins ont alerté la police après avoir assisté à une scène de violences conjugales en pleine rue de Paris, dans le quartier de Saint-Marc.
Une scène d’une rare violence
Selon les témoins, le prévenu aurait frappé sa compagne devant leurs trois enfants avant de brandir une chaîne pour intimider les passants venus lui porter secours. Il aurait également eu un comportement obscène avant de repartir en scooter, tentant de percuter sa famille. Plusieurs habitants ont filmé la scène depuis leurs fenêtres. Une voisine, régulièrement témoin de disputes et de « bruits de casse » au domicile du couple, a affirmé avoir été menacée par le trentenaire, qui lui aurait lancé : « Je brûle les gens qui me dénoncent. »
Des versions contradictoires
Entendue par les enquêteurs, la compagne avait d’abord confirmé l’agression, expliquant que son mari, rentré alcoolisé, l’avait poussée dehors avec leurs enfants avant de la violenter dans la rue. Mais devant le tribunal, elle a défendu son conjoint, niant toute violence physique. Le prévenu, lui, a assuré qu’il ne s’agissait que d’une dispute verbale. Le président du tribunal a sèchement rétorqué : « Donc, les témoins sont tous fous ? Tout le monde vous en veut ? » La procureure a rappelé que l’homme avait déjà été condamné pour des violences sur sa compagne quelques mois plus tôt, et qu’il s’agissait d’un « homme violent au quotidien ».
Un passé judiciaire lourd
Avec six mentions à son casier, le trentenaire est désormais incarcéré. Le tribunal a suivi en partie les réquisitions de la procureure, qui demandait deux ans ferme, et a souligné la gravité de faits commis en pleine rue, devant des enfants, et corroborés par des témoins sans lien avec la victime. Ce nouvel épisode rappelle le poids persistant des violences conjugales, même lorsque les victimes, par peur ou par dépendance, se rétractent face à la justice.