La police métropolitaine de Londres a élargi son enquête criminelle visant Reform UK après la diffusion de nouvelles accusations concernant un possible contournement des règles britanniques sur le financement politique. Les investigations portent notamment sur d’éventuels dons étrangers, interdits par la législation électorale du Royaume-Uni. Le parti dirigé par Nigel Farage nie toute infraction et assure qu’il coopérera pleinement avec les autorités.
L’affaire a pris une nouvelle dimension après la diffusion d’une enquête de Channel 4 News reposant sur une opération d’infiltration. Des journalistes s’étaient présentés comme un riche investisseur américain et son fils installé au Royaume-Uni. Deux responsables de Reform UK, James Orr et Dan Jukes, ont été enregistrés alors qu’ils évoquaient différentes modalités de financement, dont le paiement de sondages commandés par le parti. Tous deux ont depuis quitté leurs fonctions et contestent avoir voulu enfreindre la loi.
Une première enquête portant sur 500 000 livres de dons
Les nouveaux éléments ont été intégrés à une procédure déjà ouverte concernant deux versements de 250 000 livres effectués par Fiona Cottrell, mère de George Cottrell, un proche de Nigel Farage condamné aux États-Unis pour fraude électronique. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’origine réelle des fonds et à savoir si leur provenance a été dissimulée. Deux personnes ont déjà été interrogées dans ce premier volet, sans qu’aucune arrestation soit annoncée.
Nigel Farage dénonce une opération politique et décrit les échanges enregistrés comme de simples conversations informelles obtenues par un procédé trompeur. Cette enquête intervient alors que le dirigeant de Reform UK fait parallèlement l’objet d’un examen parlementaire concernant un don présumé de cinq millions de livres provenant d’un milliardaire des cryptomonnaies. Scotland Yard poursuit désormais ses investigations en lien avec la Commission électorale et le Crown Prosecution Service.

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