Invité ce mercredi matin dans Les 4 Vérités sur France 2, Jean-François Copé, maire LR de Meaux et ancien président de l’UMP, a plaidé pour une candidature unique de la droite et du centre à la présidentielle. S’il estime qu’Édouard Philippe est aujourd’hui « le mieux placé », il refuse encore de lui apporter officiellement son soutien.
« J’ai un combat très simple : c’est qu’il n’y ait qu’un seul candidat », a déclaré Jean-François Copé. Selon lui, les candidats les moins bien placés à l’automne devront accepter de se retirer afin d’éviter une dispersion des voix. Il redoute qu’une multiplication des candidatures n’ouvre la voie à un second tour opposant les extrêmes.
Philippe, Retailleau et Attal « de plus en plus proches »
L’ancien patron de l’UMP estime par ailleurs que les programmes d’Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Gabriel Attal se rapprochent fortement. Baisse des dépenses publiques, refus d’augmenter les impôts, réforme des retraites ou encore fermeté sur l’ordre : « Ça commence à faire pas mal », a-t-il résumé. Sur l’immigration, il appelle cependant à éviter les positions excessives, rappelant que certains secteurs, notamment la santé, ont besoin de travailleurs étrangers.
Jean-François Copé a également rejeté la proposition du RN d’interdire le voile dans l’espace public. Celui qui avait porté la loi interdisant la dissimulation du visage estime qu’une telle mesure serait désormais « impraticable » et contraire à la Constitution. « On ne va pas envoyer les carabiniers pour arracher les voiles », a-t-il lancé, jugeant la proposition « absurde ».
Enfin, interrogé sur Patrick Bruel et les maires ayant voulu empêcher ses concerts, Jean-François Copé a défendu la présomption d’innocence. « Tant qu’une personne n’est pas condamnée, elle est réputée innocente », a-t-il rappelé, affirmant qu’il n’aurait pas interdit à l’artiste de se produire à Meaux avant une décision définitive de justice.

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