La circulation du chikungunya ralentit en Guyane, mais le virus reste présent dans plusieurs secteurs du territoire. Selon le dernier bulletin de Santé publique France, publié le 6 novembre 2026, 2 187 cas ont été confirmés biologiquement depuis la fin du mois de janvier. Parmi eux, neuf ont été recensés au cours de la semaine du 26 octobre au 1er novembre, un chiffre encore provisoire. Si les indicateurs sanitaires témoignent d’une amélioration générale, les autorités soulignent que la situation demeure contrastée selon les communes. Certaines zones sont sorties de la phase épidémique, tandis que d’autres continuent d’enregistrer des contaminations et des passages aux urgences. Cette évolution impose le maintien de la surveillance, particulièrement dans les secteurs où la transmission du virus reste active.
Sur le Littoral Ouest, l’épidémie est officiellement terminée depuis la semaine du 14 septembre. La circulation du chikungunya y est désormais très faible, après plusieurs mois de contaminations. La situation reste différente dans les Savanes, où l’épidémie se poursuit malgré une activité hospitalière relativement modérée. Au centre hospitalier de Kourou, les passages aux urgences pour suspicion de chikungunya représentaient encore 4 % de l’activité au cours de la dernière semaine étudiée. Sur l’île de Cayenne, deux foyers épidémiques faisaient toujours l’objet d’un suivi sanitaire, même si le nombre de nouvelles confirmations demeurait limité. Dans le secteur du Maroni, la transmission est qualifiée de sporadique, tandis que l’Intérieur, l’Intérieur Est et l’Oyapock restent placés en veille épidémiologique.
Une vigilance nécessaire malgré le ralentissement des contaminations
Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’être humain par la piqûre de moustiques infectés du genre Aedes, également responsables de la transmission de la dengue et du Zika. L’infection se manifeste généralement par une fièvre soudaine, accompagnée de douleurs articulaires parfois très importantes, de maux de tête et d’une fatigue persistante. Si la plupart des malades guérissent, certaines personnes peuvent souffrir de douleurs pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les nourrissons, les personnes âgées et celles présentant certaines pathologies sont davantage exposés aux complications. Les autorités sanitaires rappellent donc l’importance de consulter un professionnel de santé en présence de symptômes évocateurs, particulièrement lorsque la personne concernée appartient à une catégorie vulnérable.
La prévention demeure essentielle pour éviter une reprise des contaminations. Les habitants sont invités à éliminer régulièrement les eaux stagnantes autour des habitations, à entretenir les gouttières et à vider les récipients susceptibles de favoriser la reproduction des moustiques. L’utilisation de répulsifs adaptés, de vêtements couvrants et de protections contre les piqûres constitue également un moyen de réduire les risques. Le bilan de 2 187 cas correspond aux infections confirmées depuis le début de l’année et ne représente donc pas le nombre de personnes actuellement malades. Il ne reflète pas non plus nécessairement l’ensemble des contaminations, certaines infections pouvant échapper au dépistage biologique. Pour les autorités sanitaires, l’enjeu des prochaines semaines sera de consolider la baisse observée et d’éviter l’apparition de nouveaux foyers, dans un territoire où les conditions climatiques favorisent la présence des moustiques vecteurs.









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