La biotech américaine Artiva Biotherapeutics a annoncé sa dissolution après la mort de deux participants à un essai de phase 2 testant une thérapie cellulaire contre les maladies auto-immunes. Ces événements jettent une ombre sur un domaine de recherche qui suscitait de grands espoirs.
La société californienne Artiva Biotherapeutics a annoncé mardi sa fermeture définitive, à la suite du décès de deux patients inclus dans un essai clinique de phase 2 évaluant une thérapie cellulaire destinée à traiter des maladies auto-immunes. Ces deux morts surviennent dans un contexte où ce type de traitement expérimental fait l’objet d’une attention croissante de la part de la communauté scientifique.
Le premier patient est décédé d’une complication neurologique. Les chercheurs ont toutefois conclu que ce décès n’était vraisemblablement pas imputable à la thérapie cellulaire elle-même, mais à la chimiothérapie administrée en amont du traitement. Cette étape préalable, dite de conditionnement, est une pratique courante : elle consiste à réduire le nombre de globules blancs du patient afin de préparer l’organisme à recevoir les nouvelles cellules thérapeutiques.
Le second décès est survenu environ deux mois après l’administration du traitement. Les investigateurs ont déterminé qu’il n’était lié à aucun élément du protocole thérapeutique, mais la cause exacte de la mort n’a pas été établie à ce stade, selon les déclarations de la société basée à San Diego.
La thérapie développée par Artiva reposait sur des cellules NK, un type de cellules immunitaires naturellement présentes dans l’organisme et capables de cibler des cellules anormales. Ce type d’approche, distinct des thérapies à base de cellules T modifiées génétiquement, était présenté comme une piste prometteuse pour traiter certaines pathologies auto-immunes sévères.
Ces événements s’inscrivent dans une série d’alertes de sécurité qui ont récemment affecté le secteur des thérapies cellulaires appliquées aux maladies auto-immunes, fragilisant la confiance des investisseurs et relançant le débat sur les protocoles d’encadrement de ces essais.

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