Le gouvernement a annoncé ce 5 août l’ouverture de 10 260 postes d’internes en médecine pour la promotion 2026. Cette nouvelle promotion marque une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente, qui comptait 8 919 postes. Les futurs internes prendront leurs fonctions en novembre prochain. La médecine générale concentre 4 070 places, soit 40% du total et une progression de 13,3%. Le ministère de la Santé qualifie cette évolution d’historique.
Les spécialités en tension bénéficient d’une attention particulière dans cette répartition. La dermatologie, la gériatrie et la pédiatrie figurent parmi les disciplines visées par ces efforts de recrutement. Au total, 1 341 postes ont été créés en un an. Cette dynamique répond aux besoins croissants du système de santé français, confronté depuis des années à une pénurie de praticiens dans plusieurs régions et spécialités.
Les effets de la réforme de 2019
Cette hausse traduit les premiers effets concrets de la suppression du numerus clausus, décidée en 2019. Ce dispositif limitait strictement le nombre d’étudiants autorisés à poursuivre en deuxième année de médecine. Sa disparition visait à permettre une formation accrue de médecins face aux défis démographiques et sanitaires. Les résultats se font sentir progressivement sur le terrain, avec des promotions plus nombreuses qui commencent leur spécialisation.
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