À l’approche de la rentrée, les parents doivent vérifier que les vaccinations obligatoires de leur enfant sont à jour. Lors de l’inscription ou de la première admission dans une école, l’établissement peut demander une copie des pages correspondantes du carnet de santé ou un certificat établi par un professionnel de santé. Seules les informations relatives aux vaccins doivent être communiquées, les autres données médicales restant confidentielles.
Les obligations varient selon la date de naissance. Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2018, la vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite constitue l’obligation principale. Pour ceux nés à partir de cette date, le calendrier obligatoire couvre également la coqueluche, l’Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, le pneumocoque, les méningocoques, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Les rappels contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche demeurent indispensables à 6 ans puis entre 11 et 13 ans.
Que faire lorsque le calendrier n’est pas à jour ?
Une vaccination incomplète ne signifie pas nécessairement que toutes les injections doivent être recommencées. Le médecin, le pédiatre, la sage-femme ou le centre de vaccination peut établir un programme de rattrapage adapté à l’âge de l’enfant et aux doses déjà reçues. Une admission provisoire peut être accordée, avec un délai généralement fixé à trois mois pour régulariser la situation. Une contre-indication médicale doit, quant à elle, être attestée par un certificat.
Depuis 2025, la protection obligatoire des nourrissons contre les infections à méningocoques a été renforcée avec les vaccinations contre les groupes ACWY et B. Les parents d’enfants plus âgés doivent également vérifier les recommandations correspondant à leur tranche d’âge. La vaccination contre les papillomavirus humains, proposée notamment au collège, reste recommandée et ne conditionne pas l’inscription scolaire.
Une démarche utile pour toute la communauté scolaire
La vaccination protège l’enfant contre des maladies pouvant provoquer des complications graves, mais elle réduit aussi leur circulation dans les classes. Cette protection collective est particulièrement importante pour les élèves qui ne peuvent pas recevoir certains vaccins en raison de leur état de santé ou dont les défenses immunitaires sont affaiblies.
Avant la rentrée, le plus simple consiste à consulter le carnet de santé et à prendre rendez-vous avec un professionnel en cas de doute. Les parents doivent éviter toute vaccination improvisée et signaler les antécédents allergiques ou les réactions importantes déjà observées. Le calendrier dépendant de l’âge, de l’état de santé et des vaccinations antérieures, seul un professionnel pourra confirmer les injections nécessaires et organiser un éventuel rattrapage.

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