Les États-Unis ont assumé jusqu’au terme du G20 Finance la participation de la Russie aux réunions organisées à Asheville, en Caroline du Nord. Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a pris part aux discussions avec ses homologues et les gouverneurs des banques centrales, marquant son retour en personne dans ce format depuis le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine.
Cette invitation a provoqué un profond malaise parmi plusieurs délégations occidentales. Le Canada et plusieurs pays européens ont estimé que la Russie ne pouvait pas être accueillie comme un participant ordinaire alors que la guerre se poursuit. Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a notamment rejeté toute apparence de retour à la normale dans les relations avec Moscou.
Washington privilégie le maintien du dialogue
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a défendu la décision de Washington en affirmant que la présence russe permettait de conserver un espace de discussion. Cette position confirme la volonté de l’administration américaine de maintenir Moscou au sein des grandes enceintes multilatérales, malgré les appels européens à renforcer son isolement diplomatique et économique.
La réunion s’est également achevée sans communiqué commun, en raison d’un désaccord avec la Chine sur les déséquilibres commerciaux et les politiques économiques jugées non concurrentielles. Les dix-neuf autres membres ont soutenu un texte réclamant une réduction des distorsions de marché. Faute d’unanimité, les États-Unis ont publié une simple déclaration de la présidence, dans laquelle les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient n’ont pas été explicitement mentionnés.

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