Bruno Retailleau franchit un nouveau cap dans son affrontement avec La France insoumise. Invité jeudi matin de RMC-BFMTV, le président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle a estimé que « la question de l’interdiction de LFI se pose », dans le contexte des violences constatées autour de certains blocages lycéens.
Le responsable LR accuse le mouvement de Jean-Luc Mélenchon d’être « fasciné par la violence » et le qualifie de parti « séditieux ». Il soutient que LFI chercherait à « organiser l’insurrection ». Ces accusations relèvent de son appréciation politique : elles ne correspondent pas à des faits établis par une décision judiciaire.
Retailleau reconnaît une difficulté juridique
Interrogé sur la possibilité concrète d’interdire un parti représenté à l’Assemblée nationale, Bruno Retailleau reconnaît lui-même qu’une telle démarche serait « très difficile en droit ». Il affirme néanmoins qu’en cas d’arrivée au pouvoir, il demanderait à ses services d’examiner juridiquement cette possibilité.
Aucune procédure visant à dissoudre ou interdire La France insoumise n’est actuellement engagée sur la base de ces déclarations. En droit français, la liberté des partis politiques est protégée, et une éventuelle dissolution administrative doit répondre à des conditions strictes prévues par la loi et reste susceptible de recours devant le juge administratif.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.