Arnaud Rousseau appelle les Français à accepter une hausse maîtrisée des prix alimentaires afin de préserver l’agriculture nationale. Invité de BFMTV ce jeudi, le président de la FNSEA a décrit une situation critique après un été marqué par la sécheresse, les canicules et les incendies. Les producteurs doivent désormais décider rapidement s’ils peuvent poursuivre leurs cultures ou conserver leurs animaux.
Le responsable syndical demande également aux consommateurs de modifier leurs habitudes en achetant des fruits et légumes moins calibrés ou présentant certains défauts. Les récoltes de pommes, de choux-fleurs et de brocolis devraient notamment subir les conséquences des conditions climatiques. Pour Arnaud Rousseau, soutenir les agriculteurs passe donc aussi par l’acceptation de produits moins uniformes dans les rayons.
La répartition des prix de nouveau contestée
Le président de la FNSEA souligne surtout la faible part du prix final revenant aux producteurs. Sur une boîte de haricots verts de 440 grammes vendue 2,50 euros, moins de 13 centimes leur seraient reversés, le reste étant réparti entre les autres acteurs de la chaîne. Il estime également qu’un litre de lait commercialisé à moins d’un euro participe à la fragilisation de la filière française.
L’appel à « accepter l’inflation alimentaire » risque néanmoins de provoquer des réactions dans un contexte où de nombreux ménages surveillent déjà leurs dépenses. La question centrale reste celle de la répartition des marges entre producteurs, industriels et distributeurs, une augmentation des prix ne garantissant pas automatiquement une meilleure rémunération agricole. Arnaud Rousseau menace par ailleurs d’une nouvelle mobilisation si le gouvernement ne présente pas rapidement des mesures concrètes.

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