À 80 ans, Sylvester Stallone dresse un bilan terrible des conséquences physiques de sa carrière. L’acteur de Rocky et Rambo, qui a longtemps tenu à réaliser lui-même une partie de ses cascades, révèle dans le New York Times avoir subi neuf opérations du dos, deux opérations des épaules et trois fusions cervicales. Son corps porte aujourd’hui les traces de plusieurs décennies de tournages et d’entraînements intensifs.
« Tout tient avec du fil de fer »
Devenu une immense vedette grâce à Rocky en 1976, Sylvester Stallone a construit une grande partie de son image autour de personnages particulièrement physiques. Le comédien a poursuivi dans cette voie avec les différents épisodes de Rocky, puis avec John Rambo, multipliant les scènes de combat, les entraînements et les cascades.
L’acteur reconnaît aujourd’hui les conséquences de cette approche : « Personne n’y arrive sans produits ni médicaments, point final. J’ai subi neuf opérations du dos, deux des épaules, trois fusions cervicales. Tout tient avec du fil de fer. »
Celui qui reste indissociable de Rocky Balboa, dont le premier film avait notamment réservé une étonnante anecdote avec ses figurants, reconnaît ainsi avoir imposé à son corps un rythme particulièrement éprouvant pendant une grande partie de sa carrière.
Une obsession physique poussée jusqu’à la boulimie et aux stéroïdes
Sylvester Stallone évoque également la transformation physique qui accompagne son ascension à Hollywood. Pour Rocky III, sorti en 1982, l’acteur affirme être descendu à seulement 2,6% de masse grasse. La recherche permanente d’un corps extrêmement dessiné finit, selon lui, par devenir une véritable obsession.
Il raconte : « C’est devenu une obsession. Vraiment grave. C’est arrivé au point où je suis devenu boulimique. » Stallone explique avoir poussé son régime et son entraînement à des niveaux extrêmes afin de conserver l’apparence physique associée à Rocky.
L’acteur reconnaît également avoir eu recours aux stéroïdes, avec des périodes de prise suivies de périodes d’arrêt. Une pratique qu’il replace aujourd’hui dans cette recherche constante d’une musculature et d’une définition physique toujours plus importantes.
Cop Land, le film qui lui permet de relâcher la pression
Un tournage marque cependant une rupture. En 1997, Sylvester Stallone accepte de transformer son apparence pour Cop Land. Il y incarne Freddy Heflin, un shérif loin de la silhouette sculptée de Rocky ou de Rambo.
Pour ce rôle, l’acteur prend du poids et abandonne temporairement les contraintes physiques auxquelles il s’était astreint pendant des années. Cette transformation lui permet de s’éloigner de l’image du héros musclé qui avait accompagné l’essentiel de sa carrière depuis le succès de Rocky.
À 80 ans, Stallone continue néanmoins de s’entraîner et d’entretenir sa condition physique. Sa carrière reste indissociable de Rocky Balboa et John Rambo, tandis que l’acteur continue également d’occuper une place dans la vie publique américaine.
« Je ne ferais pas mes propres cascades »
Avec le recul, Sylvester Stallone sait ce qu’il changerait s’il pouvait recommencer sa carrière. Après des décennies à réaliser lui-même une partie de ses scènes physiques, l’acteur estime qu’il aurait dû laisser davantage de place aux professionnels des cascades.
Il reconnaît : « Si c’était à refaire, je laisserais quelqu’un d’autre porter l’étendard et je ne ferais pas mes propres cascades. »
Entre les neuf opérations du dos, les deux opérations des épaules et les trois fusions cervicales, Sylvester Stallone mesure désormais le prix physique payé pour avoir incarné pendant près d’un demi-siècle certains des héros d’action les plus célèbres du cinéma.
