Olivier Faure défend sa conception d’une « France vivante ». Invité de BFMTV, le premier secrétaire du Parti socialiste a rejeté l’idée d’une identité française figée dans le temps : « La France, ce n’est pas exclusivement des gens qui sont gaulois depuis Clovis ou Vercingétorix. » Évoquant ses propres origines, il a rappelé que sa mère était née près de Saïgon : « Je suis moi-même Eurasien. »
Le dirigeant socialiste estime que l’identité française s’est construite par des influences successives. « Même notre langue, notre culture, notre cuisine, tout est profondément un brassage », a-t-il affirmé. Une vision qu’il oppose à celle d’une « France éternelle », qu’il attribue à l’extrême droite.
Olivier Faure prend également ses distances avec la « nouvelle France » évoquée par Jean-Luc Mélenchon. Il juge cette expression « maladroite », car elle conduirait selon lui à opposer « deux Frances » : « Une ancienne qu’il faudrait révoquer et une nouvelle qui serait appelée à régner. » Entre ces deux conceptions, le socialiste revendique donc sa propre formule : « Moi, je défends l’idée d’une France vivante. »

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