L’Union européenne a annoncé la suspension de ses sanctions économiques contre la Syrie, une mesure qui concerne principalement les secteurs bancaire, de l’énergie et des transports. Cette décision a été prise lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 États membres à Bruxelles, dans le but de soutenir la reconstruction du pays, gravement touché par une guerre civile qui dure depuis 2011.
Les sanctions avaient été imposées au gouvernement de Bachar al-Assad en réponse à des violations des droits humains et des libertés démocratiques. Cette suspension marque un changement de cap, alors que l’UE cherche à établir des relations avec les nouveaux dirigeants syriens, qui plaident depuis longtemps pour la levée de ces mesures.
Cependant, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a précisé que cette levée pourrait être annulée si les autorités syriennes, issues de mouvements islamistes, prenaient des décisions contraires aux principes des droits humains et à la démocratie. L’UE se montre donc prête à réimposer les sanctions si la situation ne s’améliore pas.
La décision a été saluée par ceux qui estiment que l’Europe doit jouer un rôle dans la reconstruction de la Syrie, mais elle a aussi suscité des inquiétudes quant aux intentions des dirigeants syriens et à la fragilité de la situation politique actuelle.