Téhéran a dénoncé, ce lundi, la décision des États-Unis de ne pas renouveler la dispense accordée à l’Irak pour importer de l’électricité d’Iran, jugeant cette mesure « illégale ».
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismaïl Baghaï, a déclaré que « de telles déclarations constituent un aveu de violation de la loi, un aveu de crimes contre l’humanité, car les sanctions américaines, ces sanctions unilatérales imposées à la nation iranienne, sont injustifiées et sans aucun fondement légal ». Il a insisté sur le fait que cette mesure américaine était « totalement illégale », selon l’Agence France-Presse (AFP).
Un porte-parole du département d’État américain a annoncé que Washington avait annulé, samedi, une exemption permettant à l’Irak d’acheter de l’électricité à l’Iran, dans le cadre de la campagne de « pression maximale » menée par le président américain Donald Trump contre Téhéran.
Alors que Bagdad a affirmé ne pas avoir été officiellement informée de l’annulation de l’exemption pour l’achat de gaz iranien, elle a confirmé, selon la « Commission du pétrole et du gaz » du Parlement, son intention d’importer du gaz depuis les pays du Golfe.
Vendredi dernier, le département d’État américain avait appelé l’Irak à cesser de dépendre des sources d’énergie iraniennes « dès que possible ». Bien que Bagdad ait affirmé ne pas avoir reçu officiellement de menaces de la part du président américain, elle a révélé, pour la première fois, que l’arrêt des importations de gaz iranien sans alternatives prêtes entraînerait l’effondrement du réseau électrique durant l’été prochain, une période de forte chaleur en Irak.
Le porte-parole du gouvernement irakien, Basim Al-Awadi, a déclaré samedi soir que l’Irak n’avait reçu aucune notification officielle des États-Unis concernant l’arrêt des importations de gaz iranien. Dans un communiqué de presse, Al-Awadi a précisé que « le dialogue et la communication se poursuivent entre Bagdad et Washington, les deux parties étant conscientes de l’importance de la stabilité de l’Irak en tant que facteur clé de la stabilité de la région ».
L’Iran dénonce une décision américaine qui l’empêche de vendre de l’électricité à l’Irak