Gabriel Attal veut faire de la réduction des dépenses publiques l’un des marqueurs de sa campagne présidentielle. Interrogé ce jeudi lors du sommet Playbook organisé par Politico, le candidat Renaissance a estimé qu’il faudrait réaliser environ 150 milliards d’euros d’économies sur cinq ans pour remettre durablement les finances françaises sur une trajectoire soutenable.
Parmi les pistes avancées figurent une réforme des retraites intégrant une part de capitalisation, un resserrement de certaines dépenses sociales, la suppression d’un échelon administratif et une réduction du nombre de fonctionnaires par des départs volontaires. Gabriel Attal évoque notamment jusqu’à 100 000 postes en moins et estime que l’intelligence artificielle peut contribuer à améliorer la productivité de l’administration.
Pas de compromis politique avec le RN
Sur les négociations budgétaires en cours, Gabriel Attal refuse toutefois l’idée d’une convergence avec le Rassemblement national. Marine Le Pen, interrogée séparément au même événement, a de son côté répété qu’elle souhaitait que la France puisse disposer d’un budget, même imparfait, plutôt que de retomber dans une loi spéciale.
Les deux responsables n’étaient pas en débat direct et leurs déclarations ne constituent donc pas un accord ou une négociation commune. Marine Le Pen continue de poser plusieurs conditions à une éventuelle non-censure, tandis que Gabriel Attal défend une ligne autonome fondée sur une réduction structurelle de la dépense.

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