Le champion du monde 1998 Emmanuel Petit a poussé un énorme coup de gueule contre Emmanuel Macron et l’ensemble de la classe politique française. Dans une vidéo publiée sur Instagram après les violences du samedi 17 octobre, l’ancien international français s’en est pris aux responsables politiques, qu’il accuse d’écraser les Français sous les impôts tout en étant incapables de garantir leur sécurité et le bon fonctionnement des services publics. Une sortie particulièrement virulente, dans laquelle il dénonce également les pillages et les destructions commis en marge des manifestations.
« Il y a de l’argent pour personne, sauf pour vous, les politiciens »
Emmanuel Petit ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’adresse directement aux dirigeants français. Il dénonce le manque de moyens de plusieurs services publics et accuse les responsables politiques de bénéficier d’un traitement privilégié, alors que les citoyens doivent supporter une pression fiscale qu’il juge excessive : « Il n’y a pas d’argent pour la police, il n’y a pas d’argent pour l’armée, il n’y a pas d’argent pour les hôpitaux, il n’y a pas d’argent pour les écoles. » Avant d’ajouter : « Il n’y a de l’argent pour personne, sauf pour vous, les politiciens. Bizarrement, la seule chose qui marche en France, ce sont les impôts. »
L’ancien milieu de terrain d’Arsenal dénonce également la situation des Français qui travaillent et paient leurs impôts. « Moi aussi, j’en ai plus que marre d’être pressé comme un citron sur le plan fiscal », lance-t-il, affirmant partager la colère de nombreux manifestants.
Emmanuel Macron directement interpellé : « Mais où êtes-vous ? »
Le champion du monde 1998 s’adresse ensuite à Emmanuel Macron, aux députés et aux sénateurs, auxquels il demande de prendre leurs responsabilités face aux violences et au sentiment d’abandon exprimé par une partie de la population.
« Faites très attention à ce que vous allez faire, à ce que vous allez dire et comment vous allez protéger les honnêtes citoyens en France. » Il réclame une réponse de l’État et interpelle les dirigeants : « Mais où êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faites ? »
Pour Emmanuel Petit, les contribuables sont en droit d’exiger des pouvoirs publics qu’ils assurent leurs missions essentielles, à commencer par la sécurité des personnes et des biens. Ses critiques visent l’ensemble de la classe politique, au-delà des appartenances partisanes.
Les casseurs également dans le viseur : « Cassez-vous ! »
À l’origine de cette colère, les violences du 17 octobre et les scènes de pillage qui ont accompagné les manifestations. Emmanuel Petit dénonce les destructions, les agressions et les attaques contre les commerces, tout en distinguant les manifestants pacifiques des individus qui participent aux violences.
« J’ai une colère profonde au fond de moi », explique-t-il, avant de dénoncer ceux qui détruisent des commerces et s’en prennent aux forces de l’ordre. Il affirme même avoir « envie de descendre dans la rue » pour se confronter à ceux qu’il qualifie de « petits cons ».
L’ancien footballeur exprime sa solidarité avec les policiers, les commerçants et les personnes dont le travail a été détruit. Sa colère fait notamment écho aux destructions de l’hôtel de ville de Limoges, ravagé par un incendie au cours des violences.
Emmanuel Petit termine son intervention par une formule particulièrement dure, destinée à ceux qu’il accuse de vouloir détruire la France : « Tous ceux qui sont nés avec un passeport français, cassez-vous ! On ne veut plus de vous. » Il affirme parallèlement son attachement aux étrangers qui aiment la France et souhaitent s’y intégrer.
Une charge politique après les promesses de Macron sur les casseurs
Pour rappel, Emmanuel Macron a promis, dimanche soir, que les auteurs des violences devraient répondre de leurs actes et rembourser les dégâts provoqués par les pillages et les destructions. Des annonces dont la portée juridique soulève plusieurs questions, notamment concernant les possibilités réelles de faire payer les casseurs.
Habituellement présent dans les médias pour commenter l’actualité du football, Emmanuel Petit a cette fois choisi de dénoncer publiquement la fiscalité, l’insécurité et les responsabilités des dirigeants français. Une colère qui dépasse largement le terrain sportif et prend directement pour cible le fonctionnement de l’État.

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