La traçabilité des produits alimentaires doit franchir une nouvelle étape en Europe avec l’arrivée annoncée du Digital Product Passport (DPP) à partir de 2027. Selon le Baromètre GS1 France réalisé en juillet 2026, 64 % des Français souhaitent disposer de davantage d’informations sur l’origine des aliments qu’ils achètent. Le dispositif doit permettre de documenter le parcours des produits, de leur fabrication jusqu’à leur distribution, avec l’objectif de faciliter l’accès aux informations et de renforcer les capacités de réaction en cas de problème sanitaire.
En matière de sécurité alimentaire, l’enjeu porte notamment sur la rapidité d’identification des produits concernés lorsqu’une contamination est détectée. Le DPP doit permettre de retrouver plus facilement les lots, leurs circuits de distribution et les points de vente concernés, afin de faciliter les opérations de retrait et les enquêtes. Les entreprises utilisent déjà des outils comme les codes-barres ou la RFID, adoptés par 65 % d’entre elles selon le sondage, mais ces solutions restent souvent dispersées entre différents systèmes.
Les consommateurs demandent davantage de transparence
Les attentes dépassent toutefois la seule question de la sécurité sanitaire. Le baromètre indique que 64 % des Français jugent insuffisantes les informations dont ils disposent actuellement sur l’origine des produits alimentaires. La confiance varie également selon les domaines : 78 % des personnes interrogées déclarent faire confiance aux marques concernant la sécurité des produits, contre 55 % pour les questions environnementales. Le DPP doit notamment contribuer à mieux documenter les informations communiquées par les fabricants sur leurs produits et leurs caractéristiques environnementales.
Pour les entreprises, le principal défi reste désormais celui de la préparation. Alors que 96 % des acteurs de la grande consommation considèrent la traçabilité comme essentielle, 90 % déclarent ne pas savoir réellement comment mettre en œuvre le Digital Product Passport. Seules 10 % des entreprises interrogées disent maîtriser concrètement le dispositif. L’enjeu sera donc aussi de rendre compatibles les différents systèmes existants afin que les informations puissent circuler selon des standards communs.

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