Bryan Johnson, l’entrepreneur américain devenu l’un des visages les plus connus du biohacking, a révélé être atteint d’une gastrite auto-immune. À 48 ans, celui qui s’est fait connaître pour son protocole extrême destiné à ralentir le vieillissement affirme souffrir d’une maladie chronique dans laquelle le système immunitaire attaque la paroi de l’estomac : « Mon estomac se ronge lui-même. »
Une maladie découverte après des années d’alerte
Le diagnostic a été posé en mai, après plus d’une décennie de ferritine basse, sans anémie installée. Bryan Johnson explique avoir tenté pendant des années de corriger ses réserves de fer par l’alimentation et la supplémentation, sans résultat. De nouveaux examens ont ensuite été lancés : coloscopie, endoscopie haute, analyses sanguines spécialisées et biopsies de l’estomac. Les examens ont mis en évidence des anticorps anti-cellules pariétales élevés et des lésions compatibles avec une gastrite auto-immune à un stade précoce. La coloscopie n’a pas révélé d’anomalie importante, mais les biopsies gastriques ont confirmé l’origine du problème.
Son corps attaque les cellules de son estomac
Dans la gastrite auto-immune, le système immunitaire s’en prend aux cellules pariétales de l’estomac. Ces cellules jouent un rôle central dans la production d’acide gastrique et du facteur intrinsèque, indispensable à l’absorption de la vitamine B12. Quand elles sont détruites, l’organisme absorbe moins bien certains nutriments, notamment le fer et la vitamine B12. Cette maladie peut rester discrète pendant longtemps. Elle peut provoquer une carence en fer, une carence en vitamine B12, une anémie, de la fatigue, des troubles digestifs, et elle impose une surveillance en raison d’un risque accru de certaines complications gastriques, dont des cancers de l’estomac ou des tumeurs neuroendocrines.
Pas de traitement curatif reconnu
À ce stade, il n’existe pas de traitement permettant de faire disparaître la gastrite auto-immune. La prise en charge vise surtout à corriger les carences, surveiller l’évolution de la muqueuse gastrique et limiter les complications. Bryan Johnson a déjà reçu une perfusion de fer de 1 000 mg après l’échec des apports classiques par voie orale. La vitamine B12 peut aussi devenir nécessaire sous forme de supplémentation ou d’injections si l’absorption naturelle ne suffit plus. La maladie demande également un suivi médical, notamment par analyses biologiques et, selon les cas, par endoscopies de contrôle.
Bryan Johnson veut documenter son combat
Bryan Johnson affirme vouloir rendre public le suivi de cette maladie et chercher des pistes pour mieux la contrôler. Il évoque des approches expérimentales, notamment des stratégies visant les cellules immunitaires responsables de l’attaque contre l’estomac, mais ces options ne relèvent pas aujourd’hui d’un traitement standard validé. L’immortalité devra attendre…