En marge du Sommet ibéro-américain, le président ukrainien a lancé un appel direct aux pays d’Amérique latine et à l’Espagne pour obtenir des équipements énergétiques compatibles avec les infrastructures ukrainiennes, ravagées par les frappes russes.
Volodymyr Zelensky a fait de Madrid une étape diplomatique inattendue, profitant du 30e Sommet ibéro-américain pour élargir le périmètre du soutien à l’Ukraine bien au-delà du continent européen. Devant les dirigeants espagnols, portugais et latino-américains réunis dans la capitale espagnole, le président ukrainien a formulé une demande précise : des transformateurs, des câbles électriques, des générateurs et des équipements électroniques pour remettre en état un réseau énergétique que les bombardements russes ont méthodiquement détruit.
Zelensky a nommément désigné les pays qu’il sollicite. Le Brésil, le Mexique, l’Argentine et la Colombie sont appelés à fournir des transformateurs ; le Chili, des câbles électriques ; l’Espagne, des équipements électriques et des générateurs. Le chef d’État ukrainien a insisté sur un point technique crucial : le matériel livré doit être compatible avec les normes du réseau électrique ukrainien, une contrainte qui complique les approvisionnements et justifie, selon lui, que les gouvernements établissent des contacts directs avec les fabricants pour accélérer les délais de livraison.
La présence de Zelensky à Madrid lui a également permis de multiplier les rencontres bilatérales. Il s’est entretenu avec le secrétaire général de l’ONU António Guterres, a participé aux discussions aux côtés du chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, du président hondurien Nasry Asfura et d’autres dirigeants présents au sommet. Une audience au palais de la Zarzuela avec le roi Felipe VI a complété ce programme chargé, en présence de la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles.
Cet appel à une solidarité transatlantique élargie traduit une stratégie ukrainienne qui cherche à diversifier ses soutiens face à des frappes russes qui continuent de cibler les infrastructures essentielles. En plaçant la question énergétique au cœur des échanges d’un sommet traditionnellement centré sur les relations ibéro-américaines, Zelensky a réussi à imposer l’urgence ukrainienne dans un agenda diplomatique qui lui était, a priori, étranger.









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